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10.12.2007 par mephisto-tango.
Oui, aussi bien les explications que le résumé final ?
Oui, mais seulement le résumé final ?
Non, il vaut mieux écouter et regarder que filmer ?
Vous pouvez voter pour ce sondage en cliquant sur le liant suivant ‘faut-il filmer dans les cours’ avant ou après avoir lu l’article ci-dessous et vous exprimer ensuite sur ce blog.
Le débat agite régulièrement le monde des professeurs et des élèves. La question est parfois passionnée et le point de vue de chacun se défend. Je distinguerai dans ma réflexion, l’enregistrement de la séquence récapitulative enfin de cours, de l’enregistrement de tout le cours.
Certains professeurs argentins comme Sebastian Arce et Mariana Montes au début de leur collaboration avec Méphisto Tango!, ont d’abord permis à leurs élèves de filmer dans les cours chaque séquence d’explication avant de faire marche arrière pour les raisons que je vais exposer. Je ne m’étendrai pas sur la surprise qu’a été la notre à la fin de la saison quand un élève nous a proposé de nous revendre l’intégralité des cours qu’il avait filmés à titre de dédommagement de l’achat du camescope qu’il avait effectué. Au vu de l’incongruité de la situation, je préfère passer directement à la question de fond.
Est-il profitable, au sens noble du terme, de laisser filmer les élèves tout au long du cours ?
Après réflexion et observation des résultats sur une saison, la réponse est non ; en effet, les élèves qui filment deviennent plus attentifs à guetter le moment de filmer qu’à travailler, et ils attachent généralement plus d’importance à filmer qu’à écouter et essayer de comprendre les explications sur place, pensant qu’ils auront bien le temps pour cela en rentrant chez eux. Ils agissent comme s’ils préfèraient remplir leur camescope de belles séquences finement exécutées que de se nourrir eux-mêmes du savoir de leur professeur. Filmer présente alors le désavantage de mettre les élèves en position d’observateurs extérieurs plutôt qu’en position d’élèves souhaitant comprendre ici et maintenant. La différence est très sensible.
De plus pour les professeurs, expliquer à des objectifs de camescope braqués sur soi n’est déjà pas très engageant, mais cela devient carrément désagréable quand il s’avère que les élèves qui filment (les hommes en général) ne comprennent généralement pas la séquence, n’écoutent pas les explications préoccupés qu’ils sont à bien filmer, et dès la fin des explications au mieux restent plantés sur place, au pire hèlent les professeurs pour leur demander de leur remontrer la séquence.
De grands maestros comme Gustavo Naveira sont opposés aux films pendant les cours, considérant de par leur expérience que le plus important pour les élèves étant de comprendre ce qui se passe et ce qu’ils sont censés faire, il est bien plus profitable pour eux de noter les explications qu’ils donnent. Ils partent du fameux principe selon lequel ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement. Pour avoir pratiqué cette méthode depuis mes débuts en tant qu’élève, je peux vous confirmer qu’il est virtuellement impossible de noter ce qu’on ne comprend pas et que par conséquent cette méthode est très efficace quand il s’agit de se poser les bonnes questions sur les problèmes rencontrés plutôt que de renvoyer leur traitement au revisionnage hypothétique et ultérieur du film pris dans le cours.
Nous sommes en mesure de dire que filmer tout au long du cours est contre productif, et dans ce cas d’ailleurs, autant apprendre directement sur video et se passer des conseils et des corrections personnalisées du professeur. De plus filmer rend une image en 2 dimensions d’évènements en 3 dimensions. Il faudrait pour bien faire disposer d’au moins 2 mais plutôt 3 angles de vision simultanés comme cela devrait d’ailleurs se pratiquer sur toute video de cours digne de ce nom.
Passons maintenant à la question de l’enregistrement des résumés en fin de cours. Certains professeurs sont farouchement contre, évoquant entre autres leur réticence à faire profiter gratuitement de leur enseignement des élèves n’ayant pas payé pour cela, ou bien encore leur crainte de se voir subtiliser leur savoir par des concurrents. C’est vrai, mais si tout leur savoir-faire se limite à ce qu’on voit dans une séquence filmée, c’est très réducteur, et que font-ils quand ils vont danser dans une milonga où on ne manquera pas de voir ce qu’ils font ? Je comprends qu’ils ont eux-mêmes appris sans filmer le moindre pas, mais ils bénéficiaient également d’un spectacle vivant de 1er choix chaque soir à la milonga, ce qui n’est peut-être pas le cas de tous les élèves aujourd’hui.
La plupart des professeurs acceptent de laisser les élèves filmer le résumé à la fin du cours. Certains se limitent à danser sans musique, et répondent ainsi au besoin exprimé, à savoir fournir aux élèves matière à se souvenir de la séquence, d’autres dansent tout un morceau selon l’humeur et l’envie du moment. Sebastian et Mariana faisaient l’un ou l’autre, leur décision souvent dépendait de la musique qui les portait. Dans ce cas ils se laissaient envahir et ils improvisaient, du début jusqu’à la fin du morceau, non seulement sur le thème du cours que sur bien d’autres mouvements. Inutile de dire que les élèves guettaient ce moment de pure émotion quand il arrivait.
Je conclurai donc en répondant à la question ‘faut-il filmer dans les cours ?’ que filmer tout au long du cours est un concept à proscrire et que filmer une séquence récapitulative à la fin du cours, effectuée avec ou sans musique semble être un compromis efficace, satisfaisant pour les uns et les autres.
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10.12.2007 par mephisto-tango.
Hier après-midi à
« Ce cours initialement portait sur les boléos, mais comme on sait maintenant qu’ils ne s’apprennent pas, j’ai changé de thème, et le cours portera sur les saccadas. »
Devant l’air médusé des élèves qui n’osaient pas trop le contredire, il a rigolé en disant : » Non, c’est une farce ! C’est en réponse aux gens qui parlent sur les forums ! ». Du coup, soulagés, les gens se sont mis à rigoler aussi.
Et le cours a bien porté sur les boléos et au final les gens étaient contents…..et avaient appris, y compris les femmes !
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