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17.6.2008 par mephisto-tango.
Tango clasicos II
L’orchestre :
Toujours l’excellente Escuela de Tango Emilio Balcarce dirigée par Nestor Marconi. Jusque là tout va bien, car cet orchestre est suffisamment brillant pour nous apporter le plaisir et la joie de le revoir à nouveau. Malheureusement, par rapport au Programme 2, nous avons pu constater de nombreux doublons assez regrettables. Pour commencer « La Bordona », œuvre d’Emilio Balcarce. La répétition de ce morceau peut, à la rigueur, se concevoir, l’orchestre a peut-être pris cette œuvre comme emblème, en hommage à son précédent directeur-fondateur. Mais ensuite, pourquoi avoir repris « Tema Otonal » et « De Contrapunto » déjà joués dans le programme 2 ? Le final, la sélection Astor Piazzolla selon les arrangements de Nestor Marconi, a été jouée dans les 2 programmes ! Nestor Marconi n’a-t-il pas un répertoire suffisant avec son orchestre pour présenter d’autres morceaux ? Sérieusement je ne le pense pas. Le point positif est que ces arrangements sont magnifiques, et qu’on peut les entendre et ré-entendre avec autant de plaisir, mais pour les gens qui ont vu les 2 programmes, c’est peut-être dommage.
Les danseurs :
Comme dans le programme 2 nous avons vu Esteban Moreno et Claudia Codega, Sebastian Arce et Mariana Montes, Damian Rosenthal et Céline Ruiz. Comme dans le programme 2 nous avons vu les 2 mêmes chorégraphies de groupe : « La Yumba » et « La Cumparsita », interprétées par ces 3 couples. Ce fut évidemment un grand moment où l’on a apprécié, à nouveau, la valeur des danseurs et leur fantastique talent d’innovation et d’originalité. Les danseurs, dont je fais partie, adorent voir et revoir, de façon rapprochée, ces spectaculaires beautés chorégraphiques, mais je me pose de réelles questions pour les autres spectateurs qui auraient aimé peut-être voir d’autres danseurs professionnels. Cependant soyons justes en disant que Damian et Céline, Esteban et Claudia, et Sebastian et Mariana ont apporté un plus par rapport à leur programme 2 : « Organito de la Tarde » (chorégraphie de Céline et Damian) ; « Villeguita » (chorégraphie d’Esteban et Claudia) ; « Si Sos Brujo » (chorégraphie de Sebastian et Mariana). C’est la chorégraphie de Sebastian et Mariana qui m’a le plus fascinée, par l’émotion exprimée, par l’originalité des mouvements, par la perfection technique et esthétique.
Il n’en fut pas de même pour un couple de vieux danseurs traditionnalistes : Carlos et Rosa Perez que je ne connaissais pas et qui étaient programmés seulement pour le programme 3. J’ai beau savoir que les Argentins ont un grand respect pour les vieux milongueros qui portent en eux toute la culture du Tango, je ne vois réellement pas l’intérêt de faire voir, en France, à des spectateurs en général qui ne sont pas en grande majorité des danseurs, ces couples qui ont beaucoup de mal à danser parce que trop âgés. De plus ils sont passés à la suite directe de Sebastian et Mariana, la différence entre les deux couples se fait alors encore plus sévère, encore plus redoutable….. Sur scène, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de voir de tels couples qui ne peuvent plus se mouvoir avec autant d’aisance que pendant leur jeunesse. Par contre les voir en bal, je serais plutôt pour, car ils y ont parfaitement leur place. Sur la scène de Chaillot, Carlos et Rosa Perez ont passé leurs deux danses à faire attention l’un à l’autre pour ne pas se mettre en difficulté technique, et l’émotion à mon sens n’était pas au rendez-vous à cause de cela. Ils étaient trop dans la crainte. Ceci n’empêche pas qu’ils ont été très applaudis, et à mon sens, c’est anormal et incompréhensible. La scène est-elle un lieu de spectacle ou un lieu de bal ? Sur scène : Tango de scène ou Tango de bal ? Les Parisiens ont-ils bien compris la différence ?
Les musiciens invités :
Anibal Arias (guitare) et Osvaldo Montes (bandonéon) en duo.
Bandonéon tout en douceur et en subtilité sonore, guitare très rythmée…..duo très traditionnel dans l’interprétation des Tangos, et quelle richesse dans l’improvisation ! Un régal.
Le chanteur :
Juan Carlos Godoy
Un loupé de taille pour ce programme 3. Le chanteur Alberto Podesta avait été programmé et nous avons vu de nouveau Juan Carlos Godoy. Aucune explication donnée par la direction du Théâtre. C’est un peu court et, à la limite, irrespectueux pour le public. Il y a de quoi ne pas être content du peu de considération que porte la direction du théâtre vis-à-vis du public venu pour voir et entendre Alberto Podesta. Que s’est-il passé pour que ce grand chanteur ne vienne pas sur la scène de Chaillot comme c’était prévu ? Non pas que je regrette d’avoir vu de nouveau Juan Carlos Godoy. Ce chanteur n’a pas hésité à revenir sur scène pour remplacer son illustre coreligionnaire, et c’est tout à son honneur. Et sa voix a tenu. De plus il a fait l’effort de chanter une chanson qu’il n’avait pas interprété dans le programme 2.
Si les programmes 1 et 2 se sont révélés être très intéressants et excellents à tous les points de vue, il y eut malheureusement pour le programme 3 à mon sens des anomalies qui n’auraient pas dû être, au regard de la réputation du Théâtre National de Chaillot à Paris, et en considérant les prix pratiqués pour l’achat des places par les spectateurs.
La milonga :
Le bal qui a fait suite au spectacle, au foyer du théâtre, a été réussi. L’orchestre « La Bordona » s’est montré à la hauteur des attentes, et s’est présenté deux fois au public venu danser, avec des œuvres différentes. La démonstration en improvisé de Sebastian et Mariana a été époustouflante, et très applaudie. Ce fut un réel plaisir de les retrouver car leur danse a encore évolué. Comme dirait Esteban Moreno en les présentant : « ils sont inégalables ».
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13.6.2008 par mephisto-tango.
Tangos clasicos I
L’orchestre :
Une retrouvaille de toute beauté cette année à Chaillot avec l’excellent Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce. Dirigé actuellement par le digne successeur d’Astor Piazzolla, à savoir le célébrissime et brillantissime bandonéoniste Nestor Marconi, cet orchestre tipica de jeunes musiciens de grand talent (dont le violoniste soliste Ramiro Gallo vu avec son quintette lors du programme 1), est incontestablement l’un des meilleurs au monde. L’effectif de cet orchestre est important : 7 violons, 1 alto, 6 bandonéons, 1 violoncelle, 1 contrebasse, 1 piano. Citons aussi l’impressionnant 1er bandonéon : Federico Pereiro. Nestor Marconi a joué en fin de programme avec son orchestre, et il est inutile de dire que ce bandonéoniste, que je tiens, à tort ou à raison, comme le meilleur, a tiré de son bandonéon une sonorité magnifique, intense et émouvante. En même temps il a développé une indéniable virtuosité que l’on a pu apprécier dans ses arrangements de divers thèmes d’Astor Piazzolla. La chair de poule…….
Les danseurs :
Retrouvailles également pour tous ces artistes que nous connaissons parfaitement bien. La jeune génération : Esteban Moreno et Claudia Codega ; Sebastian Arce et Mariana Montes ; Damian Rosenthal et Céline Ruiz.
L’ancienne génération : Gloria et Eduardo Arquimbau. On ne peut pas comparer la façon de danser entre juniors et seniors, aussi bien sur le plan de la technique que sur le plan de l’esthétique. On peut regretter de voir Gloria et Eduardo danser les mêmes chorégraphies depuis 30 ans (si ce n’est davantage), mais celles-ci sont tellement vues et revues, répétées et re-répétées, qu’elles paraissent couler de source, naturellement et avec le sens du jeu. Notons la magnifique énergie de Gloria qui nous ferait presque oublier son âge … Comme quoi le Tango conserve ! Ils ont été du reste, fort applaudis.
Pour la génération des jeunes danseurs, je suis toujours impressionnée par l’élégance innée d’Esteban Moreno, et Claudia est toujours aussi belle. Ils ont su s’adapter remarquablement bien à l’évolution du Tango dansé, depuis la première année où ils sont arrivés à Nantes en 1993 pour leur premier Festival en France. Ensuite, avec l’expérience et le travail, ils sont devenus une valeur sûre du Tango et leur réputation n’est plus à faire à travers le monde. Ils ont prouvé tout au long de ces années combien ils sont magnifiques aussi bien en Tango traditionnel ouvert ou fermé, qu’en Tango moderne et « Nuevo ». Esteban et Claudia sont de beaux et grands danseurs, intelligents et ouverts d’esprit.
Sebastian Arce et Mariana Montes dansent à Chaillot pour la première fois, c’est une consécration pour eux. Toujours très esthétiques et techniquement parfaits, Sebastian et Mariana portent et supportent l’évolution du Tango dansé, par leur originalité et leurs innovations. Toujours très en harmonie l’un avec l’autre, toujours connectés ensemble de façon quasi magique, abrazo très au point, ils évoluent sur scène comme des félins. Leur déplacement au sol, leur musicalité, leur sens du mouvement et du rythme, leur dynamisme sont très certainement des plus remarquables. Mariana est toujours aussi belle et élégante. Signalons les chorégraphies de groupe créées par Sebastian, ingénieuses mais peut-être manquant un peu de répétitions en raison du synchronisme quelquefois inégal entre les 3 couples lors des figures et des mouvements en commun. Félicitons Sebastian pour l’originalité de ses chorégraphies.
Damian Rosenthal et Céline Ruiz ont fait des progrès phénoménaux depuis quelques années. Leurs chorégraphies, très théâtrales, sont spectaculaires et Céline est parfaitement mise en valeur par Damian. Céline est avantagée par une souplesse exceptionnelle, les amplitudes de ses volcadas par exemple sont impressionnantes. Portés tous les deux par des mouvements très originaux, ils font partie maintenant du gratin du jeune Tango argentin dansé.
Les musiciens invités :
Cesar Salgan (piano) et Esteban Falabella (guitare) en duo.
Cesar Salgan est le digne fils d’Horacio Salgan, compositeur et pianiste de Tango mondialement connu. Il a appris avec son père. Alors pas étonnant que l’on retrouve chez le fils le style du père, un peu jazzy, et un peu, beaucoup Tango. Avec la guitare, « El Choclo » revêt des vêtements Tango avec des broderies nord américaines !
Le chanteur :
Juan Carlos Godoy
Voici un très vieux monsieur entrant en scène avec difficulté. Présentation de ce chanteur faite par Nestor Marconi. Comment va être sa voix, vu son âge ? Elle fut bien. Inutile d’avoir eu peur pour elle, elle a été claire, juste, chaleureuse, émouvante, puissante, modulée, tendre, et violente aussi. Le vibrato, qui se détériore avec l’âge, était-il encore là ? Oui, mais sans forcer, ce qui pouvait la mettre en difficulté dans le cas contraire. Ce chanteur de talent a eu la sagesse de ne jamais insister sur le vibrato. Pas fréquent ! Merci Monsieur Godoy pour nous avoir ravi avec votre voix qui ne vous a pas trahi un instant.
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10.6.2008 par mephisto-tango.
« Existe-t-il une danse plus érotique, bien que trop savante pour s’y mettre sans fracas ? » Hanna Schygulla.
« Grotesca Pasion Trasnochada » : Programme 1 de « Buenos-Aires Tango 4 » au théâtre national de Chaillot à Paris, juin 2008.
Excellent début que ce programme n° 1 ! Avec le quintette Ramiro Gallo et la compagnie de danse No Bailaras dont la directrice et la chorégraphe - brillantissime- est Silvana Grill.
Ramiro Gallo, violoniste arrangeur et compositeur, a fondé son propre quintette en 2000. J’ai beaucoup apprécié cette musique actuelle de Tango, merveilleusement jouée par 5 musiciens, dont Ramiro Gallo lui-même qui a composé et joué ses œuvres. Ramiro Gallo est violoniste dans l’Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos-Aires, soliste de l’Orquesta Escuela de Tango que nous verrons à Chaillot dans le programme 2 et le programme 3, et 1er violon de l’orchestre El Arranque.
Ramiro Gallo Quinteto :
- Ramiro Gallo : violon
- Martin Vasquez : guitare
- Lucia Ramirez : bandonéon
- Marcos Ruffo : contrebasse
- Adrian Enriquez : piano
Le titre de ce premier programme est : « Grotesca Pasion Trasnochada » qu’ils ont traduit en Français par « Passion grotesque et dépassée ».
Citons en premier les 3 couples de danseurs de la compagnie :
- Paula Gurini et Mariano Bielak
- Julieta Biscione et Roberto Castillo
- Gimena Aramburu et Juan Fossati
Grotesca Pasion Trasnochada
Pourquoi ce titre ? Le Tango est-il vraiment une passion grotesque et dépassée ? Y a-t-il un lien entre le Tango argentin, la passion, le grotesque et le côté ringard et dépassé de ce genre de danse ? A en croire Silvana Grill, la jeune et jolie chorégraphe, la réponse est oui. Elle a su, en proposant son travail sur la musique de Ramiro Gallo, nous montrer que le Tango peut être vu également comme un mélange de modernité, d’innovation et de tradition.
Mais le Tango n’est pas que cela pour elle, car elle a mis l’accent, dans ce spectacle, sur le côté érotique, sensuel, insolent, provocateur et transgressif, même si bien sûr, nous ne rencontrons pas de tels comportements aussi caricaturaux dans les milongas. Il s’agit d’une parodie portée à son point extrême. Ce spectacle m’a plu infiniment, car, en dépit du côté très « olé, olé » de certaines chorégraphies, je n’y ai jamais vu de vulgarité. Au contraire, le tout a été construit avec beaucoup d’humour et d’ironie, en y intégrant le côté esthétique. La salle a souri et même ri, et le rire fait passer beaucoup de choses qui, autrement, auraient pu paraitre choquantes.
Rendons un hommage appuyé aux 3 couples, jeunes danseurs et danseuses très beaux et élégants, sexy, avec un niveau technique très élevé, ne serait-ce que par les acrobaties et les portés originaux réalisés avec une maîtrise parfaite, dans la rapidité et l’énergie du mouvement. Nous avons vu des figures extrêmement modernes, qui font penser incontestablement au style du Tango Nuevo. Ce sont de vrais danseurs de Tango qui excellent dans les déplacements au sol, rapides ou lents, et dans la qualité technique des boleos, ganchos, ochos.
Revenons à l’esprit des très belles chorégraphies de Silvana Grill.
Scénettes très chaudes et irrévérencieuses. Un nu intégral vu de dos (une femme) ; 3 danseurs couchés sur la scène mimant leur acte sexuel avec une femme de leur imagination ; 3 danseuses aguichantes faisant glisser leur petites culottes ; un baiser surprise sur la bouche entre deux danseurs ; l’échangisme sexuel de partenaires entre les 3 couples ; les « tripotages » corporels des mains des danseurs sur les corps des danseuses ; un simili strip-tease des trois danseurs ; les trois danseuses s’accaparant le même danseur et le déshabillant ; les danseuses recouvrant de leur jupe la tête des danseurs à genoux devant elles….
Quand on raconte cela par les faits sans aller au-delà et sans chercher à comprendre, on ne voit que le côté sexuel du Tango, mais tout ce qui a été représenté sur scène est caricatural et parodique, bien qu’ayant un fond de vérité…. Dans les milongas nous ne voyons jamais heureusement de telles scénettes. Ce que nous voyons ou vivons, dans les milongas, est plus subtil, plus caché. Mais le résultat peut être le même, le désir érotique éprouvé dans les milongas en dansant, peut conduire parfois à l’acte sexuel proprement dit dans un autre lieu…
Silvana Grill a voulu représenter dans son spectacle les divers types de relations qui se nouent autour du Tango dans les milongas. Quand les trois danseuses s’accaparent un danseur et cherchent à le déshabiller, ne peut-on pas voir en réalité que certains très bons danseurs, en milonga, sont très recherchés et demandés par les danseuses qui espèrent danser avec lui jusqu’à l’infini ? Le désir de ces danseuses envers lui est là, de la même façon, intact. D’autre part, quand nous voyons dans les milongas un couple dans une parfaite connexion et dansant dans un bonheur parfait, quasi en transe, comment ne peut-on pas voir la danse « orgasmique » de Silvana Grill ? Les femmes qui enlèvent leurs petites culottes d’un air entendu et qui en dit long sur leurs envies, ne sont-elles pas représentatives des femmes dans les milongas qui se mettent en avant pour se faire remarquer des danseurs ? L’échangisme débridé et hystérique des partenaires entre les 3 couples sur scène, n’est-il pas le reflet de changements de partenaires sexuels dans la vie, aussi bien chez les professionnels que chez les amateurs ?
Ce spectacle de qualité peut se résumer en 4 mots : rire, désir, surprise, érotisme. Silvana Grill a porté au rouge, avec humour et joie, la représentation de la relation sexuelle dans le Tango argentin. Elle a mis dans le mille.
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4.6.2008 par mephisto-tango.
Quand on voit écrit « Chambord »…….On pense d’abord au château évidemment ! Merveilleux château de contes de fées construit par le roi François 1er, impressionnant par le nombre de ses tours rondes et carrées que l’on voit de loin, dans un gigantesque domaine boisé où le roi venait chasser cerfs et sangliers …
Bref ceci n’est pas notre sujet, revenons à la très charmante milonga organisée par l’association de Blois « Tango Loco », dans la « Grange aux Dîmes » située à 100 m du château dans une dépendance, où, vraisemblablement, nos anciens entreposaient leurs récoltes. Poutres et piliers énormes en chêne massif soutenant le toit, la charpente est entièrement apparente. Dès que l’on pénètre dans cette jolie salle, on est étonné et charmé par l’élégance et l’atmosphère chaleureuse et intime révélées par cet endroit. Un bel éclairage par candélabres, et un énorme lustre central en fer forgé visiblement très lourd. Le tout valorisé par la décoration apportée par l’association ! Tables et chaises tout autour de la salle…. Cette ancienne grange a été transformée en salle de danse pour les bals, avec une scène au fond et un petit bar à l’entrée. Endroit idéal pour danser ! Les gens ne s’y sont pas trompés : beaucoup de monde : de Blois bien sûr, mais aussi d’Orléans, Bourges, Montargis, Tours, et quelques Parisiens (tant pis pour les absents !).
L’Association a très bien fait les choses en faisant appel à Sandra Labaronne (de Blois) qui a exposé ses peintures sur la scène tout autour de notre DJ parisienne bien connue et que l’on ne présente plus: Claudia Petit, assise derrière ses platines. Peintures bien sûr dédiées au Tango et à la séduction inhérente au Tango, avec une prédominance de rouge, de noir … Claudia toujours très concentrée sur sa musique et sur les danseurs … Lourde responsabilité qu’être DJ, mais Claudia est une grande professionnelle et en outre, une danseuse de Tango de haut niveau. Ses choix musicaux étaient excellents.
Une remarquable démonstration tout à fait digne d’intérêt faite par des danseurs professionnels italiens de Milan : Alberto Colombo et Alessandra Rizzotti. Ce qui me fait de plus en plus penser que nous voyons d’excellents danseurs professionnels pas uniquement Argentins. Dans l’avenir, il est probable que des Européens et des Américains sauront rivaliser avec les Argentins sans complexes. Après tout c’est logique, les Argentins ne diffusent-ils pas leur Art dans le monde entier ? Et les amoureux du Tango du monde entier ne vont-ils pas à Buenos-Aires en revenant aux sources et en s’y imprégnant ? Alberto Colombo a eu principalement comme Maître Gustavo Naveira (et ce n’est pas rien) et Alessandra Rizzotti a eu comme référence suprême Teresa Cunha (pour l’avoir bien connue, je confirme que Teresa Cunha est une fantastique danseuse : voir les démonstrations sur le site MT avec son partenaire Pablo Veron : cliquer ici pour les visionner), puis Vanina Bilous et Milena Plebs). Alessandra a une maîtrise technique parfaite, un déplacement et une pose de pieds au sol en or, avec une élégance aussi bien dans sa tenue vestimentaire que dans sa propre tenue du corps. Alberto est très dynamique, sensible dans l’interprétation de la musique en improvisé et en chorégraphie, et le couple bien connecté est en parfaite harmonie. Ils nous ont enchantés par 5 Tango / Valse / Milonga très applaudis. Un grand bravo à ce couple brillant qui, j’espère, nous fera la joie de venir à Paris, après avoir ravi tous les milongueros et milongueras présents.
Pour finir rendons hommage au Président de l’Association organisatrice Tango Loco : monsieur Bruno PINATO et à toute son équipe. Ils ont su rendre cette soirée très conviviale, offrant gracieusement gâteaux sucrés et salés, ainsi que des boissons. Quelques mots gentils pour accueillir les gens, le sourire et la bonne humeur, et c’est gagné !
En rentrant prudemment après cette soirée, nous avons surpris, à des endroits différents sur la route près du château, 5 biches qui s’aventuraient là ! Même si elles s’enfuyaient à l’approche de la voiture, quel souvenir magnifique que ces animaux si gracieux !
Le château éclairé dans la nuit, des biches….. à faire rêver les Parisiens !!!
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