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30.6.2009 par mephisto-tango.
Un homme bien constitué, en regardant la couverture du dernier numéro de « Tout Tango », magazine bien connu,

dit « à coup sûr, je vais me mettre au Tango ».
La couverture représente une femme blonde très jolie, jeune, qui rit de bon cœur en regardant quelque chose sur le côté (comme vous pouvez le voir ci-dessus). Rien à voir avec le Tango me direz-vous ? Apparemment oui, rien à voir. Quoique………
Le débat est toujours d’actualité pour les femmes dans les milongas : il vaut mieux être belle, jeune et sexy, que l’inverse, pour être invitée facilement par les hommes. Et même pas besoin de savoir bien danser. La débutante superbe sera repérée et immédiatement invitée, et au besoin, ces messieurs attendront leur tour. Pendant ce temps-là, les femmes qui n’ont plus ces atouts et qui dansent fort bien, feront tapisserie toute la soirée.
Quand j’étais adolescente- ce qui remonte à pas mal d’années - il y avait une phrase qui revenait sans arrêt dans la bouche de ma mère et ma grand-mère. Cette phrase était « profites-en tant que tu es jeune ». Vérité première.
Le problème de certaines femmes qui ne sont plus toute jeunes et qui ont perdu leur beauté quelque peu, réside dans le fait qu’elles n’ont pas accepté que leur jeunesse était une denrée périssable. Elles en retirent rancœur et agressivité envers les hommes qui préfèrent inviter des jeunes beautés débutantes. Elles font fausse route.
Les hommes sont ainsi faits, ils sont programmés pour être attirés par la beauté et la jeunesse. Cela les motive – je dirais les excite- pour danser et ainsi avoir des sensations fortes avec la femme qui leur plait et qui est dans leurs bras. C’est ainsi que des hommes n’hésitent pas à avouer que dans certains cas, le fait de danser un Tango avec une femme qui leur plait et qu’ils serrent dans leur bras, quelquefois leur fait ressentir des émotions aussi fortes que celles de faire l’amour. C’est probablement ce que ces hommes recherchent. Des émotions fortes qui vont au-delà de la communication, même importante, avec la musique et avec la partenaire.
Que ce soit à Paris ou à Buenos-Aires c’est le même phénomène. Les jeunes et jolies femmes sont immédiatement mises à l’honneur. Si elle est sexy en plus, et si – cerise sur le gâteau – elle danse très bien, elle devient la reine de la milonga. On se l’arrache. Ensuite, elle n’a qu’à faire son choix parmi tous les hommes et s’il y a des affinités particulières avec l’un d’entre eux…..ce monsieur a de la chance !
Tout cela est normal. L’anormalité résiderait dans un comportement masculin déplacé voire même irrespectueux vis-à-vis de sa jeune partenaire. Cela arrive et ne doit pas être accepté. Mais c’est un autre sujet.
Que dire à ces femmes qui ont du mal à être invitée, même si elles dansent très bien ? Qu’elles ne doivent pas jalouser leurs jeunes consœurs de milonga, cela ne sert à rien de ruminer sa mauvaise humeur. Au contraire, le fait d’être de bonne humeur, sympathique et souriante, permet à certains hommes qui n’ont pas la même optique et qui préfèrent danser avec des femmes de bon niveau de danse, de les voir, de leur parler et ensuite de les inviter.
Maintenant voyons l’inverse : les beaux jeunes hommes sont-ils sollicités par les femmes, jeunes ou moins jeunes ? La réponse est double je pense. Si ces beaux jeunes hommes dansent bien, la réponse est oui, s’ils ne dansent pas bien, la réponse est non.
C’est ainsi. La femme qui danse est beaucoup moins sensible à la beauté de son partenaire (quoique cela se discute) qu’à la danse elle-même. Voilà l’inégalité entre l’homme et la femme. L’homme expérimenté (ou qui se dit tel) sera enclin à inviter une jeune et jolie débutante, tandis que la femme rechignera à danser avec un débutant même s’il est jeune et beau. Il me semble qu’elle cherchera davantage à faire sa connaissance en discutant avec lui.
Dans les milongas, il est toujours agréable de voir danser des jeunes. Il n’y a pas si longtemps, il n’y avait que des gens âgés qui dansaient le Tango argentin. L’image de ringardise qu’avait le Tango argentin est dépassée, ce n’est plus vrai aujourd’hui. Grâce en soit rendue aux jeunes professionnels qui font de cette danse quelque chose de plus moderne, de plus actuel. Les amateurs, eux, profitent de cette modernité portée par les jeunes.
Si les jeunes et jolies femmes sont invitées plus souvent, c’est une preuve aussi que le Tango se porte bien, et que le renouvellement des danseurs s’effectuera dans l’avenir. Les jeunes et jolies femmes qui ne savent pas bien danser aujourd’hui sauront bien danser demain.
Il n’empêche qu’elles attirent par leur simple présence, et ne serait-ce que cela, c’est déjà un gage d’avenir pour la pérennité de la danse que nous aimons.
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30.6.2009 par mephisto-tango.
Nous y pensions déjà depuis quelques mois : « et si nous essayions de réunir Pablo Veron et Pablo Tegli comme Maestros dans un même cours à Mephisto Tango ? » Puisque chacun d’entre eux assurait séparément des stages de week-end chez nous, pourquoi pas, ne serait-ce qu’une fois, les réunir ?
Evidemment, nous n’y sommes pas allés à l’aveuglette, il fallait s’assurer que les deux hommes avaient des relations cordiales, sinon amicales, pour pouvoir travailler ensemble dans de bonnes conditions. Je savais que Pablo Tegli avait beaucoup d’admiration pour Pablo Veron, l’interview qu’il m’avait donnée il y a 2 ans me l’avait confirmé. Je savais également que Pablo Tegli était allé à Bruxelles il y a plus d’un an pour suivre un stage de Pablo Veron, et qu’il en était revenu enthousiasmé, non seulement pour le stage lui-même, mais surtout parce qu’après le stage, ils s’étaient « lâchés » ensemble dans une recherche d’improvisation et d’innovation.
Mais en était-il de même pour Pablo Veron ? Quel était l’opinion de la star sur son, “un peu plus jeune” collègue ? Un jour, lors d’un stage avec Pablo Veron, celui-ci m’avait très clairement laissé entendre qu’il était très impressionné par Pablo Tegli et qu’il le trouvait littéralement génial, très créatif et novateur tout en restant ancré dans la tradition. J’avais trouvé cette profession de foi superbe, car chacun sait qu’en général les danseurs professionnels sont très égocentriques, et sont très frileux à avouer qu’ils trouvent tel ou tel formidable……
Alors, il ne restait plus qu’à essayer de parler à chacun d’eux de notre idée. Je devais personnellement en parler à Pablo Tegli, et Frédéric devait en parler à Pablo Veron. J’ai abordé la question avec Pablo Tegli, qui surpris m’invita à nous assurer que cette idée conviendrait à Pablo Veron, soucieux qu’il était de na pas vouloir incommoder Pablo Veron avec cette idée présomptueuse de partager un cours de Tango avec lui. Quant à moi, jouant le rôle d’assistante avec les deux Pablo, je savais sans aucun doute que ce serait une bonne idée.
Quand Frédéric parla de ce projet à Pablo Veron, celui-ci répondit a dit : « oui, pourquoi pas, ça pourrait être une bonne idée. »
Il suffisait alors de trouver une disponibilité commune et d’organiser l’événement. Ce qui fut fait le week-end dernier (27-28 juin 2009) dernier week-end de la saison avant la reprise e la saison pour Mephisto Tango au mois de septembre. C’est dire si nous avons fini la saison en beauté !
Et l’évènement fut à la hauteur des attentes. Les deux Pablos ont régalé les chanceux ayant réussi à trouver une place dans les deux cours donné en commun par Pablo VERON et Pablo TEGLI. Les deux maestros rivalisèrent de créativité et de virtuosité à la plus grande joie des élèves, sur des figures qu’ils mettaient au point ensemble, ou l’un après l’autre, en fonction de l’inspiration !
L’un surenchérissait sur l’autre, et y apportait sa touche personnelle, sa finesse technique, sa façon de faire, son ressenti propre face à une difficulté, son expérience. L’ouverture d’esprit était de mise, tout en restant dans la tradition : hommage de Pablo Veron à Antonio Todaro dans une cadena spéciale (femme devant, tournant le dos à l’homme, les deux partenaires avançant ou reculant ensemble avec sacadas homme et femme) ; hommage de Pablo Veron à Michaël Jackson dans le fameux « moonwalk » avec la partenaire féminine qui avance sur le temps fort….
Quant à Pablo Tegli, les soltadas étaient résolument modernes et « nuevo », des petites colgadas et les piernazos suivaient parfois, dans la logique des mouvements et de leur énergie.
C’est vrai que c’était difficile et que le niveau était particulièrement élevé. Mais les participants ont été dignes de leurs Maestros.
N’oublions pas de remercier la charmante Pauline qui assista Pablo Veron et qui se montra une excellente partenaire alliant technique, bonne humeur et sourire. Quant à moi, j’ai assisté Pablo Tegli, et ma modestie proverbiale m’interdit de porter un jugement de valeur sur moi-même !
J’ignore si nous aurons l’occasion de renouveler cette expérience. Néanmoins, la seule chose que nous pouvons assurer, c’est que Pablo Tegli reviendra pour la saison 2009-2010 assurer un stage mensuel à Mephisto Tango et que Pablo Veron se joindra à nous à nous à chaque fois qu’il aura l’occasion de repasser par Paris en fonction de sa disponibilité.
Pablo Veron et Pablo Tegli sont des danseurs exceptionnels. Ils se sont reconnus entre eux et ont accepté de travailler ensemble pour la plus grande joie de tous leurs élèves. Ils ont de l’admiration l’un pour l’autre et leur amitié ne peut que grandir. Nous sommes contents d’avoir pu modestement, contribuer à cela.

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8.6.2009 par mephisto-tango.
Voici l’adresse d’un blog super intéressant à visiter qui a démarré en juillet 2008 : barrio-de-tango.blogspot.com.
Consacré à la culture du Tango argentin, en Europe mais surtout en Argentine, vous y trouverez des informations et des actualités très pointues. Compliments à Denise Anne Clavilier, une géniale « intello universitaire qui danse le Tango » !
Longue vie à ce blog !
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8.6.2009 par mephisto-tango.
Le mois dernier, un lecteur du Mephisto-Blog nous disait que, d’après lui, la raison pour laquelle la convivialité ne se rencontre pas tant que cela dans les milongas parisiennes, réside dans la multiplication des associations consacrées au Tango argentin. Cette foison d’associations fait, toujours d’après lui, que les gens ne se « brassent » plus, parce que la communauté tanguera est de plus en plus éclaté, en se dispersant trop.
Il est effectivement vrai que ce phénomène de prolifération se rencontre de plus en plus, et pas seulement à Paris. Partout dans le monde nous le voyons, et bien entendu dans toutes les villes françaises. A tel point que l’on a parlé, il n’y a pas si longtemps, de réunir toutes celles-ci dans une Fédération qui serait l’interlocutrice éventuelle du Ministère de la Culture.
Doit-on le regretter ?
Il existe bien des raisons pour lesquelles les associations se multiplient : d’abord des danseurs expérimentés de longue date peuvent penser, à tort ou à raison, qu’ils ont des capacités pour l’enseignement, ou pour lancer pratique ou milonga, ou pour organiser Festivals….. Ensuite la rencontre avec des professionnels doués que l’on désire aider. Et puis malheureusement il y a l’éternel conflit de pouvoir ou simplement mésentente chez les dirigeants d’associations qui fait qu’il y a séparation, scission, rupture, plus ou moins douloureuses. De là nait une nouvelle entité, « fille » de la précédente.
Dans tous les cas de créations de nouvelles associations, il ne peut y avoir que de la passion, sinon c’est impossible, parce que c’est trop difficile de tenir une association vivante pendant des années. Certaines associations durent très longtemps parce que les dirigeants et les bénévoles sont très efficaces et volontaires, disponibles aussi. C’est le cas du Temps du Tango qui est là bien présente depuis pas loin de 15 ans ! La nôtre (Mephisto Tango) a 7 ans ce mois-ci, et c’est toujours aussi passionnant, mais difficile aussi. Certaines associations ne durent que l’espace d’une ou deux années, par manque de chance, ou par manque d’argent, ou par manque de talent, ou par manque de solidarité au bureau, ou par manque de motivation…….
Notre lecteur parlait de « business » dans la prolifération d’associations. En vérité, s’il n’y avait que du « business », tous les tangueros créeraient leur propre association ! Ce qui donnerait seulement à Paris, au moins 1500 associations ! Une association demande beaucoup de travail, d’imagination, de disponibilité et un grand sens des responsabilités. Je ne suis pas sûre que tout le monde veuille faire le choix de s’investir autant ! Y compris avec son argent personnel……
Bref le phénomène de multiplication d’associations, parallèlement avec la multiplication du nombre des danseurs amateurs et professionnels - et avec la multiplication du nombre des musiciens professionnels d’ailleurs, ne doit pas être considéré péjorativement. C’est grâce à cela que nous avons la possibilité de choisir parmi toute la richesse de ce qui nous est proposé. C’est grâce à cela que nous avons le choix des styles, des profs, des spectacles, des milongas, des musiques. C’est même cette infinie diversité qui permet qu’on la critique !
Maintenant doit-on croire que la prolifération d’associations crée une sectorisation parmi les tangueros dans les milongas ? Et que les gens ne se mélangent pas parce qu’ils font partie de telle ou telle association ou de telle ou telle communauté ? Personnellement je pense que ce n’est pas une raison suffisante.
Non, pour moi il s’agit uniquement d’état d’esprit. Les personnes les plus ouvertes n’hésitent pas à aller dans la plupart des milongas parisiennes, de style ou d’âge différents. Et de danser « sans frontière » d’associations.
La convivialité est dans le cœur, ou elle ne l’est pas.
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