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18.11.2009 par mephisto-tango.
Y a-t-il possibilité de communiquer le plus possible entre danseurs et musiciens par un même langage, ou bien y aura-t-il toujours une distance entretenue, voulue ou non, entre ces deux protagonistes d’une même culture Tango ?
Comment pourrait-on ne pas comprendre un musicien quand il reproche à des danseurs de n’être pas en musique ? Un danseur qui danse, « à côté », c’est comme si lui-même jouait faux……
Que doit-on considérer ? Que le musicien doit être à la disposition du danseur, ou l’inverse ?
Simplement, on pourrait réfléchir à ceci : « si la musique n’existait pas, y aurait-il toujours la danse ? (Heu…..non)». Et inversement : « si la danse n’existait pas, il y aurait-il toujours la musique ? (Heu…..oui)». Quelle est la prééminence de l’une, sur l’autre ?
Si même on pense à juste titre, que, dans les années 40 (pour ne citer que l’âge d’or du Tango), les musiciens jouaient pour faire danser les milongueros, il n’empêche que tous les milongueros se devaient d’être en harmonie, en accord avec la musique jouée pour eux. Et donc de danser « juste », donc, sur la musique. Comme si leurs corps étaient un autre instrument de musique, prolongeant l’orchestre déjà existant.
Et pour prolonger la logique, quelqu’un qui ne respecte pas le tempo ni même le rythme, celui qui est « sourd » pour reprendre le terme de Pablo Veron, comment peut-il prétendre danser ?
Il y a trois sortes de danseurs, en fait, en termes de musique.
- Le danseur « instinctif » qui, même s’il ne connait pas la musique, se pose directement dessus, car il a en lui le sens du rythme, et sans le savoir, il a une oreille sensible à la pulsation musicale. Il est né avec. Ce type de danseur est la grande majorité chez les danseurs professionnels, car ils n’ont jamais appris la musique en tant que telle. Les danseurs amateurs aussi font partie de ce type, mais en une nettement moins grande proportion.
- Le danseur « sourd » ou « à moitié sourd », qui ne connait pas la musique, qui ne l’entend pas, qui ne la comprend pas, et qui ne sait même pas qu’il est « à côté » par moment, voire même souvent. La proportion chez les danseurs amateurs est, selon ce que je vois, de l’ordre de 20 à 30 %.
- Le danseur « curieux », ni vraiment instinctif, ni vraiment sourd, mais qui cherche à comprendre la musique et à la vivre plus en connexion avec elle. Malheureusement ce type de danseur est une infime minorité. C’est pourtant lui qui est le plus motivant, car à partir du moment où il a tout compris des pulsations, des rythmiques diverses et variées dans chaque genre de Tango, Valse et Milonga, il sait qu’il a un champ infini devant lui d’innovation et de création rythmique avec ses jambes et ses pieds, technique mise à part. En cela il possède une connaissance supérieure à celle des petits copains « instinctifs ». Certains danseurs professionnels l’ont bien compris, car ils ont combiné leur instinct personnel avec la connaissance musicale pure, faisant en cela des danseurs avec une expression artistique hors norme.
Il est très difficile de rendre « curieux « des danseurs qui pensent qu’ils n’ont pas besoin d’apprendre la musique pour améliorer leur écoute. La musique relève aussi d’une éducation : celle de l’oreille, et pour améliorer son oreille, rien ne vaut plus qu’une compréhension de la musique associée à une écoute attentive.
Plus la musique sera comprise, plus l’oreille sera affutée, et moins nous verrons dans les bals des danseurs « sourds » ou demi-sourds » rouspétant après les musiciens. Et moins nous verrons des musiciens furieux ou frustrés…et même méprisants.
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18.11.2009 par mephisto-tango.
Un nouveau documentaire (Français celui-là) sur le Tango vient juste de sortir, et celui-ci va être présenté dans le cadre du Festival du Cinéma Amérique latine, à Toulouse, du 19 au 28 mars 2010, et peut-être dans le prochain Festival de Tango de Tarbes en août 2010.
Néanmoins en attendant, nous pouvons profiter de la bande-annonce :
et du dossier relatif au film : http://tangueando-lefilm.blogspot.com/ où nous pouvons obtenir tous les détails et le pourquoi du tournage.
Le challenge des réalisateurs et producteurs Daniel Cobarrubias et Carmen Porras, en tournant ce film, était de dévoiler la vision intime des danseurs de Tango, aussi bien amateurs que professionnels (on y reconnaitra Pablo Tegli, et c’est un plaisir….). En étant complètement immergés dans l’association « Tangueando Toulouse », Daniel et Carmen ont désiré ouvrir leur caméra pour montrer ce qu’est une association dévouée à la culture du Tango, et comment les gens, à l’intérieur, expriment leur ressenti face à cette danse.
D’où le grand intérêt à voir ce film, non seulement à Toulouse mais partout ailleurs en France et à l’étranger. Le DVD sera également réalisé, et prêt début 2010. Il suffira de le demander en écrivant à tangueando.lefilm@gmail.com
Sans aucun doute, nous attendrons ce film avec grande impatience.
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