décembre 2009
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Liens

Interview de Mariano “Chicho” Frumboli par Milena Plebs Revue El Tangauta décembre 2009

 chicho-tangauta-cover.gif

Je livre à votre sagacité suprême l’excellente interview de Chicho réalisée par Milena Plebs, parue dans le journal de Tango de Buenos-Aires El Tangauta de décembre 2009. Vous la trouverez, traduite en Français, sur le site Mephisto Tango au lien suivant : Interview de Mariano “Chicho” Frumboli

Surprenante interview où l’on voit un Chicho plein d’humilité, avouant presque avec regret qu’il porte une responsabilité dans la façon de danser des jeunes, puisque lui-même enseignait un Tango très moderne, créatif et novateur. Et aussi, le passage très pertinent sur la musique, indispensable à lire pour tous ceux qui veulent danser en se plongeant profondément en elle…..

Bonne lecture et bons commentaires si vous en avez !

24 réponses pour “Interview de Mariano “Chicho” Frumboli par Milena Plebs Revue El Tangauta décembre 2009”

  1. Dany Go indique :

    Excellent interview avec en particulier, un playdoyer pour la qualité de l’enlacement et pour plus de recherche musicale pour danseurs & profs !

  2. Ricardo indique :

    Il est intéressant de voir comment certains propos dans certaines bouches peuvent être pris pour de l’humilité alors que dans d’autres pour du sectarisme ou de l’étroitesse d’esprit.

  3. Bernadette indique :

    Quand je parle d’humilité, c’est que j’accorde à Chicho la qualité de parler franchement puisqu’il avoue qu’il s’est trompé dans son enseignement. Avouer s’être trompé, c’est être humble, c’est du moins ce que je crois. Maintenant que chacun considère, ou non, qu’il s’est réellement trompé est une autre affaire ! D’autre part, dire que Chicho est sectaire ou étroit d’esprit m’apparait bien hasardeux, et je ne vous suivrai pas là-dessus. Il me semble bien que le sectarisme et l’étroitesse d’esprit sont plutôt dans le camp des intégristes conservateurs, non ?

  4. valerie indique :

    Un article a faire lire au plus grand nombre dans les milongas. La plupart des danseurs oublient en effet l’essence même du tango.

  5. Ricardo indique :

    Bonjour, je pense que vous n’avez pas compris mon message.
    Je dis simplement que le discours de que tient Chicho, je l’ai entendu de
    la bouche d’autres Maestro et que la plupart des élèves danseurs de tango nuevo avait pour réflexion ” ce prof est contre l’évolution du tango, il est sectaire.
    Je remercie Chicho du fond du cœur d’avoir enfin après 15 année de dire la vérité sur ce style.
    Qui mieux que lui, fondateur du style et de son enseignement, pouvais avoué que ces élèves n’avaient rien compris au tango. D’un autre côté je ne peux m’enpecher de penser que pendant 15 ans il n’en a jamais parler et utiliser les gens pour leur vendre ce qui n’est pas du tango, des figures sans âmes, et dénué de sens social. Car le tango est avant tout un danse sociale.
    Quand on voit qu’il faut aller a la milonga avec un casque, des genouillères et des protèges tibias on de rend compte du désastre qu’a provoquer l’enseignement de ce style. Certes il a motivé les jeunes a venir au tango, et après 15 ans de danse il ne save toujours pas resentir un tango. Combiens prennent du plaisir a marcher avec la musique????
    Et le tango c’est avant tout ça, le reste ne sert qu’a mettre cette sensation en valeur.

    Bien cordialement,
    Ricardo

  6. Bernadette indique :

    C’est exact, car je sais que maintenant Sebastian Arce tient le même langage. Et je sais aussi que, aussi bien Sebastian que Chicho ne sont nullement sectaires. Ce qu’ils disent simplement c’est qu’il y a eu des abus dans l’enseignement et dans l’apprentissage de ce que l’on nomme, à tort ou à raison, Tango Nuevo. Voyant ces abus, constatant que les danseurs amateurs et professionnels abusent de ces figures novatrices, ils reviennent en arrière pour dire qu’ils ne faut pas oublier l’abrazo, l’axe, la marche simple… Le tout est de trouver “le juste milieu”, là où il n’y a pas d’excès, ni dans un sens, ni dans l’autre. Colcada et volcada par exemple, existent bel et bien, et sont vues chez les grands professionnels, sans que quiconque ne leur dise “ce que vous faites n’est pas du Tango”. Gustavo Rosas et Gisela Natoli dont je vais parler dans mon prochain blog sur le Festival de Kerallic qui vient de s’achever, sont des dignes représentants de cette “nouvelle vague”, et ils n’oublient pas dans leurs démos l’abrazo fermé et l’axe. Voilà la difficulté : trouver la limite juste. Et si vous voulez mon humble avis, il serait dommage que Chicho ou Sebastian, sous prétexte que les gens en font trop, arrêtent de travailler leur créativité, et ainsi deviennent stériles même dans leurs prestations en public. J’ose espérer que non, car même dans leurs démos les plus avant-gardistes, ils ont quand même en eux l’essence du Tango.

  7. Marc indique :

    Ce qui est regrettable, ce n’est pas que quelqu’un se soit trompé, c’est plutôt que des milliers de gens l’ont suivi aveuglement écoutant ses paroles comme s’il était un prophète, alors qu’il est quand même évident que respecter l’essence et l’esprit d’une danse est important, et ce quelque soit la danse. Mais ca ne m’étonne pas du tout des Européens en général, car dans toutes les danses (tout au moins, celles que j’ai pratiquées), les gens sont bcp plus axés sur la technique que sur le ressenti. Ce déséquilibre est flagrant.

    Il n’y a qu’à voir le rock et la salsa par exemple. Les techniques de ces deux danses sont très semblables. Ce qui fait la grosse différence, il y a bien sûr le rythme inhérent à la musique, mais surtout, le style, c’est à dire le déhanché, la manière de bouger, le regard, l’attitude… C’est ca avant tout qui fait leur essence, et la différence entre un danseur de rock et de salsa.

    Je ne suis pas d’accord avec Bernadette quand elle dit “même dans leurs démos les plus avant-gardistes, ils ont quand même en eux l’essence du Tango.” Il y a quelques années, vraiment, quand je les voyait danser, je ne ressentais rien. Et vraiment, pour moi ils sortaient du tango, car il n’y avait plus d’essence. Ils avaient complètement perdu l’attitude, la manière de bouger, l’élégance qui caractérise le tango.

    Par contre, il faut admettre que depuis qu’ils sont retourné en Argentine, quelque chose a changé, et ils sont bcp plus beaux à regarder, en particulier Sebastian et Mariana, qui pour moi, se sont métamorphosés.

    Mais finalement, tout ca est une bonne chose, car c’est bien d’expérimenter, même si c’est pour se tromper.
    “La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.” Confucius.

    Les gens auront j’espère à travers cette expérimentation qu’est le Nuevo découvert l’importance d’entretenir l’esprit et l’essence du tango.

    Et le Nuevo aura au moins apporter de nouveaux mouvements ce qui n’est pas mal. Maintenant il va falloir apprendre à les intégrer et à leur donner du sens ! C’est bien ca le plus dur finalement !

  8. Ricardo indique :

    La question n’est pas de se tromper ou pas. On se trompe quand on ne sait pas. Or comme le dit Chicho, il a soit disant appris a danser avec les vieux milongueros. Comme il le dit il sais ce qu’est réellement le tango depuis toute ces années mais pour des raisons “COMMERCIALES” (c’est ce qui est dit dans son article”) il a enseigner ce style.
    D’autre part, le tango nuevo n’a rien inventer de nouveau dans le tango. Comme il le dit lui même le tango c’est l’expression d’un sentiment, c’est un esprit, c’est élégance,c’est de la subtilité, c’est la cadencia, c’est une culture et ça c’est pas nouveau. Le tango possède dans son identité une esthétique et une profondeur. Si on change cela on manque de respect au tango.
    Prenons comme exemple la danse classique, l’éstétique et l’esprit de cette danse est resté intact au travers des années, ensuite est apparue le Moderne Jazz, Le contemporain, et chacune de ces danse possède son identité, son ésprit etc…. Mais on a jamais dit que le contemporain est du CLASSIQUE NOUVEAU (Cela m’étonnerai que Nuriev soit d’accord avec ça). Pourquoi? Peut être car il y a un respect pour cet art, sa culture, ses danseurs et son histoire. Or avec le tango, on change l’esprit, l’esthétique et on oublies les codes sociaux qui font l’âme de cette danse. Puis on justifie ça en parlant d’évolution. Quelle évolution???? Evoluer c’est faire grandir, utiliser l’essence profondes et créer avec. C’est sur que c’est plus difficile, il faut beaucoup plus de travailler pour créer du tango. C’est facile d’avoir l’esprit créatif en tango quand L’ABRAZO, LE SENS DU BAL, L’ESTHETIQUE, L’ELEGANCE et LA SUBTILITE passent après LA BIODYNAMIQUE DU MOUVEMENT lol. Le problème du “Tango Nuevo” c’est qu’il n’y a NI TANGO NI NUEVO dedans. Vous allez me parler des NOUVEAUX PAS, des COLGADAS; dans les années 50 on appelais ça GIRO CENTRIFUGO. Les VOLCADAS, Si vous avez vu danser Gavito je n’ai rien à expliquer. Par contre on nous à bassiné les oreilles avec LA BIODYNAMIQUE DU MOUVEMENT et la TRIPLE COLGADA AVEC TRIPLE AXEL.
    La seule chose qu’a inventer le TANGO NUEVO c’est “LE NOMBRILISME” “Waw chui trop bon j’ai fait 12 colgadas et 18 volcadas en 3 minutes et 12 secondes, et j’éspère que tout le monde à vu que j’assure grave.” C’est ça quand on fait du “COMMERCIALE” avec la culture. On la pourrit et on la rend fade.
    Et comme si cela ne suffisait pas maintenant nous avons le TANGO COOL, le TANGO FUSION et aussi attention en avant première (après l’ELECTROTANGO) le REGGAETANGO un mixe de REGGAETON et TANGO…(Ce n’est pas une blague)
    Si on prenait EDITE PIAFFE et qu’on le remixais avec de l’Electro. On ferait de L’ELECTROPIAFF ou ELETROBREL ou ELECTROBRASSENS tout le monde trouverait ça NULLE A CHIER. Mais par contre avec le tango ça pose pas de problème.
    Pourquoi???
    Encore une fois a cause de l’enseignement de ce “TANGO NUEVO” l’essence du tango est passée au 99eme plan, on ne se sent pas concernés, touchés, sensible à cette culture. Le “TANGO NUEVO” est utilisé par les pro à des fin purement commerciale (Cf interview chicho) et tout le monde trouve ça cool car c’est NOUVEAU.
    Je sais que ce n’est pas facile à entendre, et encore plus difficile pour les élèves. Mais c’est la stricte réalité. Pendant dix ans, des gens on payé des cours, ont donnés de leur temps en pensant apprendre ce qu’étais le Tango. Il se sont fait bernés. Cela est assez dure pour l’ego d’admettre que l’on c’est fait bernés pendant tant d’années. Depuis que Arce a changer de style, lorsque je parles avec ses élèves, ils disent “C’est un génie” il sait danser tous les styles” lolololol. C’est sur que c’est plus facile de dir que “ca fait 10 ans que je prend des cours avec lui et j’ai appris à bouger dans tous les sens mais pas à danser le tango.”
    La capacité des gens à vraiment apprendre à danser dépendra de leur capacité a admettre qu’ils on été pris pour des idiots.

    Cordialement

    Ricardo

  9. Bernadette indique :

    Si je souscris, en grande partie, à ce que dit Marc, je serais bien plus réservée sur les propos de Ricardo, car, à mon sens, il y a des raccourcis un peu trop “raccourcis”. Je suis absolument sûre que Chicho a été très honnête dans son enseignement, il enseignait ce qu’il sentait au moment précis où il enseignait, il faisait partager à ses élèves, nombreux, ce qui le portait dans le Tango, ce qui l’excitait: le mouvement, la créativité. Si on lit bien son interview, il pense que ce sont les gens (donc ses élèves) qui étaient à l’affut, de façon excessive, de ses mouvements. Ils achetaient alors des cours où de tels mouvements étaient enseignés. C’est encore valable aujourd’hui pour d’autres professionnels. Si je devais un peu raconter mes propres cours, avec Pablo Veron, puis bien après avec Sebastian Arce et avec Chicho, jamais je n’ai ressenti qu’ils me prenaient pour une idiote, et jamais je n’ai pensé être bernée. Simplement ils faisaient alors, sans se poser trop de questions, ce qu’ils sentaient pour faire évoluer le Tango dans sa modernité, dans son énergie, et dans son dynamisme. Si maintenant ils se posent des questions, pourquoi pas ? C’est preuve d’intelligence. De ces questions naitra quelque chose, encore. Et dans quelques années, d’autres questions et encore de nouvelles choses. Revenir en arrière pour avancer de nouveau, c’est ne pas oublier la tradition tout en la faisant évoluer. Il y aura, après le “Tango Nuevo”, quelque chose qui sera encore “nouveau”, le “nouveau” succèdera au “nouveau”. Comme le dit Chicho, ces périodes successives font partie de l’Histoire du Tango.

  10. Ricardo indique :

    Et ceux qui sont dans le vrai et qui transmettent réellement l’essence du tango et qui inovent avec ca depuis le debut. Ces mêmes qui tenaient il y a 10 ans le même discours que Chicho aujourd’hui et qu’on a cataloguè d’ arriérerès et de sectaire. Ceux la on en parle pas. Non celui qui “SE TROMPE” a plus de mérite et est un être humble et qui reconnait ces tort. Comment qualifier le fait qu’ une personne est appris a danser le tango nuevo pendent 10 ans et ne sache ni marcher ni ce qu’es un Compas, une Cadencia. D’ailleur le sais tu Bernadette ce qu’es ” Una cadencia” dans la musique. Sais tu ce que veut dire ” UN BAILE CON CADENCIA” ?
    Le rôle d’un professeur est il de donner aux élèves ce qu’ils veulent ou ce qu’ils ont besoins? Or comme tu le dis les élèves de chicho ne voulaient qu’une chose des figures. Mais n’est ce pas le rôle du prof de leur faire comprendre que l’essence de cette danse n’est pas la?
    Donc remettons les choses au Claire, chicho le dit lui même il a enseigner une profusion de pas pour une questions commerciale. Il vous donc prie pour une idiote navré.
    comme je le disais dans mon message précédent. La capacité des gens a apprendre a danser dependara de leur capacité a admettre qu’ils ont été pris pour des idiot.
    Peux être n’es tu pas encore prêtre a l’admettre.

  11. mephisto-tango indique :

    Message du modérateur du Forum :

    Je rappelle que le but de ce blog n’est pas de régler ses comptes, ni d’exprimer sa frustration et/ou sa rancoeur et encore moins de procéder à des attaques envers des personnes (ni Bernadette qui anime le blog, ni Chicho ni personne d’autre). Bien au contraire, ce blog a pour but de permette à chacun d’apporter une contribution constructive, calme et digne dans le respect des opinions des uns et des autres sur le Tango.

    Aucun commentaire n’a jamais été censuré sur ce blog, j’invite donc désormais chacun à bannir les attaques personnelles dans ses messages.

    Frederic - President de Mephisto Tango! et modérateur du forum

  12. Bernadette indique :

    Merci Président.
    De façon générale, chacun est libre de penser et d’exprimer ses opinions, et, si certains pensent que tous les gens (y compris moi-même) qui ont pris des cours, se sont fait berner par ces professionnels (dont Chicho)qui enseignent un Tango “Nuevo”, et qu’ils nous ont pris pour des idiots, libre à eux. Moi je n’y vois pas d’inconvénient. L’essentiel pour moi est de ne pas avoir ce sentiment ! Personnellement, je crois que, de cette remise à plat, de ces réflexions, et de ces remises en question chez ces professionnels, naitra quelque chose d’important dans quelque temps. L’avenir nous le dira….

  13. LLAMAS Ferdy indique :

    Bonjour et Bonne Année de TANGO, et basta de querelles de clocher ! Chacun a le droit d’exprimer ce qu’il ressent, d’argumenter en conséquence, l’important étant de rester courtois, ce qui me semble devoir être l’une des principales qualité de la communauté “tanguera”, du moins cela fait partie de mes convictions : il faut donc bannir les noms d’oiseaux, sinon vous serez privé de tango ! Hasta luego !!!

  14. LLAMAS Ferdy indique :

    Le calme étant apparemment revenu, je vais tenter d’analyser, de mon point de vue, les allégations de CHICHO. A mon sens, et concernant le tango NUEVO, CHICHO est un danseur irréprochable en démo, en tous cas.Qu’il ait escroqué “intellectuellement” ses élèves, c’est à eux de le dire, et dans tous les cas il n’est pas le seul ! C’est devenu une industrie, et il faut faire avec lorsqu’on débute et qu’on n’y connaît rien! On ne va donc pas lui intenter un procès, d’autant qu’il a l’élégance de reconnaître qu’il s’est trompé ! Ceci étant, s’il a viré vers le Tango NUEVO, c’est à mon avis, parce qu’il ne se sentait pas - ou plus - à l’aise dans le vrai TANGO que nous chérissons…Ses demo d’ailleurs ne m’ont pas convaincu dans ce domaine : il n’a pas le charisme des vrais danseurs argentins de TANGO comme par exemple Hernan OBISPO (pour ceux qui l’ont connu) : félin et macho !!! Quant au choix de chacun, il se fait naturellement en fonction de ses goûts et de ses dispositions personnelles en la matière.J’entends parler par ailleurs de “jeunes”… Je pense que le terme de débutant convient mieux : pas d’ostracisme entre nous ! CHICHO déclare affectionner le “cabeceo” et rejette le Tango ouvert : quant à moi, je préfère laisser le choix à la cavalière plutôt que de l’obliger à rester collée à ma personne, d’autant que même en dansant à distance, on est souvent amené à se rapprocher : mais s’est encore un choix personnel ! Et, à la limite je lui conseillerais de danser un slow, l’abrazo ne peut être que plus intense puisque la technique n’est plus aussi importante !Pour ce qui est de nos chers débutants, je les invite à faire le choix d’un prof qui leur apprenne les fondamentaux du TANGO… Ensuite les figures s’assimileront très facilement.//// CHICHO kamikaze ?Tous les danseurs moyens seront à même de constater que ses démo sont très bien préparées, et surtout qu’il s’agit de chorégraphies bien assimilées : en effet, certaines figures - à moins de code précis(physique ou oral)établi en accord avec la cavalière- ne pourraient être exécutées dans la foulée, avec une telle précision et maestria… CHICHO ne nous dit pas tout : pour danser, il convient d’abord et avant tout de ressentir la musique, et surtout le rythme, et non pas de connaître forcément la MUSIQUE : combien de très bons musiciens “pédalent dans la choucroute” ! Une chose est certaine, c’est qu’on doit s’efforcer d’écouter le plus souvent des morceaux de TANGO, pour bien s’en imprégner…Pour terminer mon bavardage, je me permettrai un conseil aux débutantes : travaillez contre un mur les huit avant et arrière en vous efforçant de rester poitrine face au mur (dissociation au niveau de la ceinture), et ensuite, une fois ce mouvement maîtrisé, reprendre loin du mur, seules : avancer avec des huit arrière et reculer avec des huit avant : çà c’est du travail sérieux !!!UN ABRAZO

  15. Claude et Patrick indique :

    Voici les commentaires que nous avons transmis sur le blog de Milonga Nantes qui a repris en lien l’article sur Chicho.

    Cet entretien ne peut qu’entraîner de nombreux commentaires. Ceux-ci toutefois peuvent s’enliser dans l’incessante et stérile querelle entre « anciens » et « modernes » comme de nombreux commentaires publiés sur le site de Méphisto en sont la malheureuse illustration. Dérive d’autant plus malvenue que les propos de Chicho visent à l’évidence à calmer cette querelle.

    Que certains sautent sur cette occasion pour fustiger ceux qui jugent Chicho comme un « grand » du tango, en leur attribuant l’aveuglement de « thuriféraires », tombent dans ce travers.

    Ne parlons pas de ceux qui critiquent vertement Chicho alors qu’ils ne l’ont jamais vu danser et encore moins pris de cours avec lui.

    Il est curieux que le seul point des propos de Chicho qui retienne l’attention des commentateurs soit l’expression de son regret de n’avoir pas transmis « l’essence du tango »
    Malheureusement, il ne peut définir cette « essence » ; comment la réduire à la seule relation entre partenaires ? : « l’enlacement et la personne avec laquelle tu danses »
    Est-ce l’atmosphère des milongas « traditionnelles » ?

    Cette « essence », notion immatérielle, nous semble impossible à enseigner.

    Aucun reproche pour nous à Chicho qui ne renie pas l’enseignement qu’il a prodigué et qu’il poursuit.
    Qu’il conserve surtout son exceptionnelle créativité.
    Nous lui souhaitons de réussir à transmettre cette « essence »

    Sebastian Arce et Mariana Montes qui ont fait les mêmes constatations que Chicho sur les dérives de certains de leurs élèves ( ou d’élèves de leurs élèves …… ) ont tenté d’introduire dans leur enseignement la recherche du « ressenti », la prééminence de la communication sur la reproduction d’un mouvement préétabli.
    A cette approche que certains, dont nous-mêmes, ont apprécié, d’autres de leurs élèves ont réagi très négativement :
    « Je n’ai pas besoin qu’on m’apprenne à ressentir, je ne suis pas là pour ça, je ressens très bien »
    « Cela devient de la métaphysique…. »
    Peut être que n’étant pas argentins, nous resterons toujours étranger à cette « essence du tango »

    A l’heure d’aujourd’hui, ces enseignants exceptionnels que sont Chicho, Sebastian et Mariana ainsi que quelques autres intègrent parfaitement dans leur enseignement l’analyse du mouvement et la musicalité dans le respect des racines de cette danse. On ne peut que se féliciter qu’ils cherchent à parfaire leur enseignement en s’interrogeant sur la manière de transmettre cette « essence du tango» qu’ils possèdent.

    N’oublions pas la seconde partie de l’interview : improvisation et musique.

    Nous retiendrons la remarque de Milena Plebs : « …l’interprétation musicale n’est pas littérale …….. ce qui est merveilleux dans le tango c’est la possibilité d’utiliser la musique de façon aléatoire et personnelle »

    C’est sans doute le talent exceptionnel de Chicho d’improvisation dans l’interprétation musicale qui lui vaut les critiques des « traditionnels » qui se prennent pour les gardiens du temple et qui ne peuvent imaginer que leur danse puisse évoluer dans son aspect extérieur sans perdre de son intériorité.

    Comme le lecteur l’aura compris nous sommes et restons admirateurs tout en gardant notre esprit critique

  16. Marc indique :

    Voilà ce que je pense à peu près depuis que j’ai commencé le tango. Le tango est une musique particulière, avec un rythme, des mélodies, une structure, des effets sonores particuliers. Du reste, cette musique obéit en réalité à des règles très strictes de composition musicales. On ne peut pas faire n’importe quoi quand on veut écrire du tango. Il y a un certain cadre, un certain esprit (correspondant à des règles de composition) que l’on se doit de respecter, même si à l’intérieur de ce cadre, on a la liberté de faire ce qu’on veut.
    Bon, je parle de tango traditionnel ici, et non de Piazzolla. Lui même ne se considérait pas comme un compositeur de tango. En réalité, il était un fervent admirateur de la musique classique.

    Pour moi, une danse doit être le reflet de la musique. Vu que musicalement, le tango obéit à des règles strictes, la danse en va de même. Les argentins, à force d’expérience, ont trouvé une manière adéquate de danser sur la musique, qui respecte l’essence et l’esprit de la musique. Cela s’appelle le tango traditionnel.

    Donc, je ne suis absolument pas d’accord avec tous ces parisiens qui pensent qu’en tango, on danse comme on veut. C’est totalement absurde, l’évolution du style de la danse doit avoir ses limites tout comme la musique a ses limites, même si à l’intérieur de ces limites, la créativité peut être totale.

    Quand on considère cela, les ‘gardiens du temple’ ont parfaitement raison de critiquer. Ils veulent mettre des limites à un cadre culturel.
    Car en réalité lorsqu’il n’y a pas de cadre à une culture, la culture devient ‘aculturel’. Elle devient vide, perd son essence, sa saveur, sa passion, son esprit. Chicho vient d’en faire l’expérience. Toutes les grandes cultures de ce monde ont été bâties dans un cadre bien défini, avec des limites plus ou moins larges mais strictes, que les gens ont su entretenir au fil des années avec passion. C’est aussi valable pour le tango.

  17. Bernadette indique :

    Piazzolla ne se considérait pas comme un musicien de Tango ? Hum, oui et non. C’est vrai pour la toute première période, celle où il étudiait la composition avec Nadia Boulanger à Paris. Il avait alors honte de son passé de musicien de Tango, et honte de son bandonéon. N’oublions pas qu’il a connu Troilo à l’âge de 17 ans (Troilo en avait 25)et qu’il a intégré l’orchestre de Troilo très jeune. Mais il voulait apprendre la composition car il voulait être un musicien de musique classique et faire de la “grande musique” ! Merci à Nadia Boulanger de lui avoir fait comprendre que son âme à lui, devait être toute entière vers ses racines Tangueras. Dès lors, il s’est considéré comme un vrai musicien de Tango, mais en lui apportant tout ce qu’il savait d’un très grand répertoire de musique classique , associé au Jazz et à la musique populaire juive venue de New-York. Il disait lui-même : “Si je fais une fugue à la manière de Bach, elle sera toujours “Tanguificated”. C’est dire l’empreinte de Tango qu’il avait sans aucun doute possible dans toute sa musique. Je reviendrai dans un prochain blog à Piazzolla et à sa musique. Cela mérite qu’on rétablisse la vérité.

  18. Marc indique :

    Piazzolla a baigné toute son enfance dans le tango. Et comme tu l’as dit, il a quand même intégré l’orchestre de Troilo, ce qui n’est pas rien.
    Rien d’étonnant donc, à ce que ces œuvres soient imprégnés de tango. Mais il savait ce qu’il faisait, il savait très bien qu’il sortait de la sphère du tango de son enfance, que sa musique était hybride.
    Du reste, il n’a pas hésité plusieurs fois à dire que le tango dont les compositeurs de l’époque étaient si fiers était musicalement pauvre et sans variété rythmique.

    De toute manière, savoir si la musique de Piazzolla est du tango ou pas est un débat sans fin… A la limite, ce n’est qu’une question de vocabulaire.
    Ce qui est certain,
    - c’est que sa musique est différente de ce qui existait avant. Il a transgressé un certain nombre de règles de compositions jusque là inviolé.
    - Que sa musique n’est pas du tout adapté aux danseurs. D’ailleurs il ne se souciait pas d’eux, contrairement à ces prédecesseurs.
    - Même si sa musique à des points communs, il a écrit dans un esprit différent du tango traditionnel. Il n’y a qu’à essayer de danser dessus en mode traditionnel, pour se rendre compte à quel point on n’a pas de feeling à danser cette musique de cette manière (mais c’est vrai qu’il y a quelques rares exceptions, en particulier ses musiques douces, comme Oblivion ou la Milonga del Angel. Je me rappelle d’ailleurs d’une magnifique démo d’Adrian et Amanda Costa).

    Ce que je voulais dire c’est qu’un genre musical est écrit avec un certain esprit. On doit donc avoir une manière de danser qui correspond à la musique, et qui respecte cet esprit. Et pour comprendre l’esprit, il faut comprendre la culture. Donc, non, toutes les manières ne sont pas valables.

    J’expliciterais un peu plus tout ca sur ton nouveau sujet sur l’essence du tango, mais là je vais me coucher :-).

  19. Abbes indique :

    Chico s’aperçoit de ce que beaucoup avaient vu avant lui : il s’est trompé de voie depuis 10 ans en oubliant ce que ses maîtres avait essayé de lui transmettre.
    Il dit en assumer l’entière responsabilité. Il devrait donc en tirer les conséquences : arrêter toute activité professionnelle dans le Tango, et retourner apprendre à danser…

  20. dalyne indique :

    Il y a quelques années dans une interview donnée à la Gazetta, Chicho déplorait que l’approche de certains éléves du tango nuevo n’ait pas commencé par un apprentissage des bases du tango traditionnel. Donc, il est clair que la position de Chicho n’a pas changé, et qu’il n’y a pas de perte de l’essence du tango dans le tango nuevo à condition que l’émotion existe à travers la connection entre les deux danseurs.

  21. Goran indique :

    … que de frustration, de rancoeur, de moi je l’avais bien dit, de moi je detiens la vérité depuis le début, de si tu ne penses pas comme moi c’est que vraiment tu n’as rien compris et que tu es un gros … bip … de moi je sais ce qui n’est pas du tango, car il faut bien le dire en toute modestie, le tango c’est moi …

    Bravo les gars et toutes mes félicitations pour votre humilité, votre tolérance, votre ouverture d’esprit et le respect de ceux qui ne pensent pas comme vous. C’est dans ces moments là qu’on se sent vraiment fier d’appartenir à une belle “communauté”.

  22. Bernadette indique :

    Chicho qui devrait retourner à apprendre à danser, Piazzolla qui n’est pas un musicien de Tango…..Si ce n’est pas du sectarisme intégriste, ça, alors c’est quoi ?
    Il n’y a malheureusement rien à répondre, c’est profondément injuste, faux, et complètement irrationnel de penser de telles choses !

  23. Patadura indique :

    Un petit témoignage factuel sur les cours de Chicho de l’intérieur pour éclairer ce vaste débat. En effet, j’ai eu l’occasion de suivre ses cours du côté de Voltaire pendant presqu’un an (c’était en 2006 il me semble), par ailleurs j’ai du prendre des cours ou des stages avec presque tous les profs existants nuevo ou pas.

    La première différence entre Chicho et tous les autres profs, c’est que justement il ne parle pas. Il ne théorise pas, ne gouruise pas sur le sens de la vie et de la danse, etc… En fait il ne parle presque pas.

    Les rares fois où je l’ai vu commenter en cours un mouvement ou une dynamique c’était pour dire “attention, c’est subtil” c’est-à-dire ne force pas, ou pour rapeller qu’il faut faire attention car on a un partenaire dans les bras et donc ne pas lui faire mal (genre mollo sur la sacada arrière).

    Autre différence avec tous les profs que j’ai connu c’est que Chicho finissait toujours son cours en reduisant la piste de bal par quatre ou cinq avec des chaises jusqu’à ce qu’on soit complétement serrés, et nous laissait danser dans l’esprit et les conditions du bal deux derniers morceaux du cours en y intégrant ou pas les dynamiques qu’on avaient explorées.

    La seule fois ou je l’ai vu prendre la parole pour parler publiquement du tango, c’était avant son retour en Argentine il y a deux ans. Il me semble que c’était à l’occasion d’une manifestation du Temps du Tango vers Alésia. Il avait voulu pouvoir échanger avec les tangueros parisiens.
    Et là, pour une fois, il a parlé et pratiquement uniquement de cette fameuse essence du tango : “deux partenaires et la musique”, “le respect, la communication et la fusion dans la musique” et je ne l’avais jamais entendu formulé aussi clairement, simplement et humblement.

    En tant qu’élève je suis sur de n’avoir jamais été volé ou trompé en quoi que ce soit.
    Maintenant si cela m’a pris du temps et pas mal d’erreurs pour aboutir à mon propre cheminement dans la danse; ce n’est pas la faute des profs ni des autres danseurs.

    Bon tango à tous !

  24. Bernadette indique :

    Oui, et je ne peux qu’être d’accord avec Patadura. Cette conférence de Chicho dont tu parles, on pourra en trouver un compte-rendu sur le lien suivant :

    http://mephisto-blog.fr/2007/08/31/la-conference-de-chicho-du-30-aout-2007/

Laisser une réponse