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Archive pour 29.8.2010

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : Spectacle « ConcepTango »

Musiciens : Ensemble Hypérion

- Christian Gerber : bandonéon
- Valerio Giannarelli : violon
- Bruno Fiorentini : flûte
- Nicola Toscano : guitare
- Danilo Grandi : contrebasse
- Guido Bottaro : piano

Danseurs :

- Leo Calvelli et Eugenia Usandivaras
- Gaston Godoy et Eleonora Rosaminer
- Juan Manuel Nieto et Natalia Vicente
- Claudio Cardona et Maria Hernandez
- Toni Escartin et Gema Leiva

Ce spectacle « ConcepTango », a mis l’accent en majorité sur la musique d’Astor Piazzolla (sauf 2 ou 3 Pugliese, dont 1 interprété avec batterie : excellent), ce qui était plutôt pour me plaire. En plus Hypérion s’est montré remarquablement à la hauteur du génial maestro Astor. Rien à dire donc pour l’orchestre, irréprochable, complètement imprégné de l’esprit de la musique de Piazzolla de bout en bout, et qui a été fort applaudi à la fin, à juste titre. Leur interprétation d’Adios Nonino, par exemple, avec la longue introduction au piano a été digne du génial compositeur. Le premier morceau joué dans ce spectacle était l’introduction de la Suite Punta del Este d’Astor Piazzolla, et il est tellement rare de l’entendre en concert, que cela mérite d’être signalé.

Maintenant pour la danse et les chorégraphies des couples, vous me permettrez d’être moins enthousiaste. Ce spectacle s’est voulu être une rencontre des sentiments humains : amour, passion, haine, violence, perte, rupture, retrouvailles, tout ceci à travers le Tango. Les clichés inévitables. Pourquoi pas ? Le problème réside plus dans l’expression artistique de la musique de Piazzolla chez les couples que l’on a vu ce soir-là. Pour les œuvres très rythmiques et enlevées de Piazzolla, certains couples m’ont paru faire des exhibitions chorégraphiées dures et laborieuses. A part peut-être Leo Calvelli et Eugenia Usandivaras qui ont retiré davantage leur épingle du jeu dans ce spectacle qu’ils ont montés eux-mêmes (exemples : chorégraphie avec un journal, chorégraphie de la poupée, chorégraphie disant : »j’te veux, j’te veux plus, j’te veux, j’te veux plus….), les autres couples, face à la musique de Piazzolla, m’ont paru faire, sans véritablement de ressenti, sans âme, une exhibition de leur capacités physiques. Les hommes étaient de bons porteurs, les femmes de belles danseuses de ballet classique, souples, spectaculaires. Foire à la jambe ? Autre chose : que venait faire un danseur de danse sportive en danses latines, s’essayant au Tango argentin ? On voyait nettement que le déplacement au sol et la tenue du corps de ce danseur de danses latines n’avait rien à voir avec le déplacement au sol et la tenue du corps d’un danseur de Tango. Et même de milonga ! Il est surprenant de voir que Leo et Eugenia ont pu faire une telle faute en sélectionnant ce couple pour leur spectacle. Par contre, pour les milongas lentes, telles que « Soledad » et « Oblivion », les couples ont donné des interprétations plutôt bonnes et jolies. Les femmes, étant plus des danseuses classiques, s’y sont mieux retrouvées. Egalement j’ai bien aimé les chorégraphies de groupe plus maîtrisées me semble t’il (par exemple les 3 filles ensemble).

Au niveau des tenues vestimentaires pour les femmes, on a vu des shorts et des jupes ultra-courtes. D’accord les jambes étaient très belles, mais le joli mouvement aérien des jupes autour des jambes manquaient…

Le dépliant distribué avant le spectacle disait : « le spectacle ConcepTango a été spécialement adapté pour le Festival de Tarbes ». On pourrait dire plus exactement que « le spectacle ConcepTango a été spécialement adapté à un public non averti du Festival de Tarbes ». C’était plus un spectacle commercial pour attirer des nouveaux venus au Tango. OK, mais je ne suis pas persuadée que les spectateurs du festival de Tango argentin de Tarbes ne soient pas des connaisseurs.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : spectacle « De Buenos-Aires à Tarbes »

Ce spectacle a été réalisé en deux parties bien distinctes.

1°) Première partie :

Musiciens : sexteto Abran Cancha
- Marcos Peruzzo : bandonéon
- Tomas Uriaguereca : bandonéon
- Nicolas Dorzi : piano
- Sebastian Sartal : contrebasse
- Pablo Albornoz : violon
- Guillermo Olguin : violon
- Ariel Vieytes : chant

Accompagnés par le très expressif et lumineux orchestre Sexteto Abran Cancha (il faudra retenir le nom), les trois couples de danseurs professionnels :
- Federico Naveira (fils de Gustavo Naveira) et Ines Muzzopappa,
- Fernando Sanchez et Ariadna Naveira (fille de Gustavo Naveira),
- Gustavo Gomez et Marina Carranza,
ont chacun à leur tour fait la démonstration de leur talent.

Parmi eux, on se doit de citer d’abord et avant tout l’éblouissante présence de la très jeune Ariadna Naveira, exceptionnelle d’onctuosité et de sensualité. Elle est déjà une très grande danseuse, expressive, généreuse et chaleureuse. Elle a déjà de la personnalité. Sa technique est époustouflante, sa souplesse et son déplacement au sol, la rapidité de ses jambes sans perdre de leur précision, tout cela donne à sa façon de danser un côté suave, « crémeux ». Elle est certes charnelle, mais avec une grande classe. Son partenaire Fernando Sanchez n’est pas à oublier non plus, car il sait mettre en valeur cette Formule 1. Il est lui, un pilote hors pair ! Très jeunes tous les deux, l’avenir s’annonce radieux.

Le frère d’Ariadna, Federico Naveira est aussi très brillant, et nous retrouvons bien sûr la patte de son père, et sa créativité. On perçoit aussi le côté félin de Pablo Veron dans sa façon de se déplacer au sol, sans toutefois le valoir intégralement (pas encore !). Sa partenaire Ines Muzzopappa est loin d’être insignifiante face à lui.

Ces deux couples feront parler d’eux dans le monde entier, si ce n’ai déjà fait. En tout cas à Tarbes ce fut une bonne surprise de les découvrir.

Pour la musique, l’interprétation chorégraphiée de « Ballada para un Loco » d’Astor Piazzolla (poème d’Horacio Ferrer), par Gustavo Gomez et Marina Carranza a été très intéressante et très en connexion avec la musique.

2°) Deuxième partie : « Manos Vacias »

Deux couples de danseurs professionnels :
-Gaston Torelli et Moïra Castellano
- Martin Borteiro et Regina Chiappara

Après une séquence dansée de scotchage au sol de bandes adhésives (était-ce pour délimiter les endroits où les chaises devaient être posées en cours de chorégraphies, était-ce pour que les danseurs se situent eux-mêmes ?) par Gaston Torelli, on est passé aux plats de résistance. La chorégraphie des deux couples portant sur le jeu de chaises musicales était amusante. La milonga de Gaston et Moïra a été très applaudie aussi. Citons aussi le très connu Diego Ocampo qui a réglé les chorégraphies et la mise en scène.

Notons enfin que les deux parties ont été tellement séparées (c’est vrai que ça n’avait rien à voir l’une avec l’autre) que les danseurs et musiciens de la première partie ne sont pas revenus saluer le public à la fin de la deuxième partie. Toutes les interprétations de ce fait seront possibles !

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : milonga Place de Verdun avec démonstration des Maestros

Quitte à me répéter cette année encore, la démonstration des maestros en plein milieu de la Place de Verdun, sur le sol en dallage, n’est pas une bonne idée. Vu l’affluence des spectateurs sur cette place au centre ville, il est impossible que tout le monde voie les démonstrations. Seuls les 2 ou 3 premiers rangs voient (et encore, à condition que les gens s’asseyent par terre, ce qui n’est pas toujours le cas car des gens refusent). J’ai personnellement vu et entendu des gens excédés qui criaient : « assis ! » à l’arrière de la place, sans résultat notoire. Faut-il se battre pour voir quelque chose ? Un jour, des gens plus énervés encore créeront des bousculades dans la foule pour voir, avec peut-être des chutes et des blessés. Il sera temps alors pour la ville de Tarbes de faire le nécessaire pour palier à ce défaut. Il est plus judicieux de faire passer les danseurs en hauteur, sur la scène installée devant la place, au même titre que les musiciens. Et si la scène n’est pas assez grande, il y a toujours la possibilité de l’agrandir, c’est une question de moyens.

A part ce point négatif non négligeable pour le confort des spectateurs et pour la bonne renommée de l’Office de tourisme de Tarbes, le « Gran Septeto « La Academia » bien sonorisé sur cette place de Verdun, est un orchestre qui sonne bien et qui a du punch. Les milongueros très nombreux ont apprécié.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : concert de la chanteuse Silvia Lallana « Hommage à Eladia Blazquez »

Musiciens :
- Silvia Lallana : chant
- Roberto Navarro : piano, direction et arrangements
- Fernando Maguna : bandonéon
- Diego Trosman : guitare
- Ramiro Gallo : violon (participation exceptionnelle)

La chanteuse Silvia Lallana a été bouleversante ce soir-là, excusez du peu. Cette jolie jeune femme, au timbre de voix si chaleureux et si sensible dans les nuances, avec une présence indéniable sur scène, a voulu rendre hommage à une femme exceptionnelle : Eladia Blazquez : poétesse, compositrice, chanteuse, pianiste, guitariste, morte en 2005. Comme si Eladia Blazquez et Silvia Lallana ne formait plus qu’une seule et même personne, la chanteuse ce soir-là s’est fondue intimement dans la personnalité de la poétesse. Ces deux femmes se ressemblent dans leur passion et leur générosité pour la vie, avec ses bons et ses mauvais moments. Par exemple, lors de l’interprétation a capella de « Sueno de Barrilete » (rêve de cerf-volant) Silvia Lallana a été si merveilleuse d’émotion que des larmes ont coulé sur les joues du talentueux violoniste Ramiro Gallo derrière elle, pourtant un habitué des concerts tout autour du monde (violoniste soliste de l’escuela de Tango Emilio Balcarce, de l’orchestre El Arranque, entre autre…). La salle entière était tout aussi émue et retournée, les acclamations du public qui ont suivi en a été la preuve éclatante.

Voici quelques mots d’un Tango d’Eladia Blazquez, touchants de vérité : « Honrar la Vida » (Honorer la vie)

« Mériter la vie n’est ni se taire ni tolérer tant d’injustices répétées, c’est une vertu, une dignité ! »

Ce fut un concert mémorable d’une chanteuse gaie et lucide, spontanée et pudique, furieuse et résignée, optimiste et désespérée. Tout cela accompagnée par des musiciens de grand talent qui ont bien su la mettre en valeur.

Personnellement, j’en redemande encore et encore.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : milonga avec l’orchestre de Tango électro « Otros Aires »

Musiciens :
- Miguel Di Genova : chant
- Hugo Satori : bandonéon
- Pablo Lasala : claviers
- Emmanuel Mayol : batterie

Très gros succès qui a dépassé les espérances des organisateurs puisque près de 1000 personnes sont venues à la halle Marcadieu ce soir-là, et il n’y avait que 700 chaises disponibles… Manque d’anticipation regrettable de la part des organisateurs de la soirée ! Ils avaient pourtant vendu un nombre défini de tickets bien avant, et on pouvait logiquement penser que d’autres tickets d’entrée seraient vendus le soir même. Alors, arriva ce en quoi on pouvait s’attendre, certains spectateurs très fâchés de ne pouvoir s’asseoir, sont allés, avec raison, protester à l’entrée auprès des organisateurs, disant qu’ils avaient payé 14 € l’entrée, et qu’à ce prix là, ils pouvaient décemment avoir une chaise.

Cet orchestre a attiré beaucoup de monde, et pourtant il était programmé dans la semaine le mardi. La prestation a été conforme aux attentes des gens. Pas de surprise au niveau musical, c’était aussi bien que sur leurs CDs ! Le mélange Tango, sons électros, et rythmique sans brutalité est particulièrement bien venu et très plaisant, et la voix du chanteur est suave et chaleureuse. La tournée européenne de l’orchestre avait pour but de présenter leur troisième album « Tricota ».

Autre regret pour cette soirée : malgré une excellente prestation de la part d’Otros Aires, les musiciens de ce groupe n’ont pas été suffisamment mis en valeur par une sonorisation qui n’a été en définitive qu’approximative et pas très aboutie. Pour avoir parcouru la halle Marcadieu en tout sens ce soir là, constatation a été faite que, si la sonorisation a été tout à fait correcte devant, elle était mauvaise sur les côtés, avec une réverbération sonore du plus mauvais effet. C’est dommage. Otros Aires aurait mérité une meilleure considération pour la sono. Pourtant la ville de Tarbes est capable de corriger, avec un bon matériel et un bon ingénieur du son, les effets néfastes d’une mauvaise acoustique d’une halle, aussi énorme soit-elle. L’ensemble Hypérion, semble t’il, a bénéficié trois jours plus tard lors de la milonga, d’une meilleure sonorisation.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : conférence du payador Wilson Saliwonczyk au pub « le Celtic »

Le « payador », que l’on pourrait traduire par « troubadour » est un poète, chanteur, improvisateur, et compositeur. Ce soir-là, Wilson Saliwonczyk a chanté, accompagné par sa guitare des extraits d’une œuvre argentine très connue : « El gaucho Martin Fierro », écrit en 1872 par José Hernandez. Il s’agit d’une épopée, celle d’un gaucho de la pampa prit dans les affres des guerres, des crises, du génocide indien, et il raconte tout ce qui fait l’Histoire de l’Argentine, l’Histoire de l’état argentin qui se forme et s’organise. Il raconte l’exploitation des ouvriers agricoles en Patagonie, il raconte l’esclavagisme, il raconte les famines… Cette épopée chantée, très poétique, prend forme au travers des milongas campera bien rythmées, qui sont les précurseurs de la milonga sub-urbaine, elle-même menant à la milonga telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Wilson Saliwonczyk a aussi entretenu la tradition des payadores, qui est celle de l’improvisation poétique, sorte de joute verbale à partir de mots ou de phrases sans rapport apparent entre eux, lancés par le public venu l’écouter. A partir de 10 mots ou phrases donnés au hasard par l’assistance, il a, avec humour et désinvolture, créé et chanté instantanément son propre poème, en strophe de 10 vers comportant tous les mots et phrases cités. Cet exploit car c’en est un, nécessite un entrainement intensif et une présence d’esprit extraordinaire pour retenir tous les mots, les organiser en strophe et en vers, rendre les propos cohérents, les mettre en musique et les chanter quasi immédiatement accompagné à la guitare. C’était très impressionnant et le public nombreux dans ce petit pub, ne s’y est pas trompé.

Cette expérience d’inviter un payador aussi doué a été une excellente idée, novatrice, tout en plongeant l’auditoire dans la culture argentine d’il y a plus d’un siècle. Il serait trop long ici de raconter tout ce que Wilson Saliwonczyk a dit, et chanté, concernant l’Histoire de l’Argentine et des peuples qui ont colonisés les terres. S’il est mieux de parler Espagnol pour comprendre dans les détails tous les poèmes et les traits d’humour du payador quand il s’adresse au public, réalisant avec lui des mini-dialogues, on pourrait dire aussi que la musique et la voix elle-même peuvent motiver. Si Solange Bazely était présente pour traduire les dialogues avec le public et les explications du payador sur les poèmes, elle ne pouvait évidement pas traduire les poèmes chantés au moment où il les chantait. Une idée pourrait être de donner au public présent une traduction écrite des poèmes qui seraient ensuite chantés par le payador, tout en sachant que pour l’improvisation en direct, c’est impossible.

Il n’empêche, ce fut génial.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : concert du Gabriel Vallejo Quartet au Pari (théâtre)

www.gabriel.vallejo.online.fr

Musiciens :
- Gabriel Vallejo (piano)
- Jean-Baptiste Henry (bandonéon)
- Rocco Sedano (percussions)
- Flavio Perrella (contrebasse)

Succès très important et mérité pour ce concert au théâtre « Le Pari ». Ce n’était pourtant pas si évident, certains s’attendaient à entendre un concert de Tango traditionnel. Mais c’est mal connaitre Gabriel Vallejo et Jean-Baptiste Henry qui ont donné à entendre leurs propres compositions. Investigations musicales reliant diverses influences : le Tango bien sûr mais fusionné avec le jazz, le candombé, la chacarera, le forro brésilien, la milonga, et une œuvre inspirée par la musique d’Igor Stravinsky (Don Milongvinsky) ! L’ouverture à toutes ces influences a donné des sons originaux et des émotions allant de la surprise à l’enthousiasme. Gabriel Vallejo a démarré le concert avec une de ses compositions, en jouant seul au piano sa musique mêlée aux chants et aux imprécations d’un chaman d’Amérique du Sud (chants enregistrés). C’était très étrange et déconcertant à la fois. De la recherche pure ! Ensuite ce fut les quatre musiciens ensemble, avec les influences dont j’ai parlé auparavant.

Le succès de ce concert tendrait à prouver que le public allie curiosité et ouverture d’esprit. Rassurant pour ces musiciens compositeurs….

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : milongas d’après-midi au Jardin Massey

Ce fut toujours aussi agréable d’être au Jardin Massey sous les arbres, à l’abri de la trop grosse chaleur, pour danser. Les organisateurs avaient installé un parquet, une scène et une sono juste à côté de la buvette, des tables et des chaises (malheureusement en nombre insuffisant vu l’affluence, non seulement des danseurs, environ 150, mais aussi des simples spectateurs) autour du parquet. Les serveuses de la buvette (avec, en vente, des assiettes de tapas : excellents) étaient quelque peu débordées.

Cette année, nous avons pu bénéficier deux jours de suite de la milonga au Jardin Massey (lundi et mardi). L’année dernière, juste 1 jour ! Et si l’année prochaine c’était tous les jours à 16h au Jardin Massey, en plus de la milonga Place de la Mairie ? Suggestion….

Le trio Entonces avec Philippe au violon, Chloé au piano, et Lucas à la contrebasse est revenu jouer sur la scène pour faire danser les gens, et ils ont été bien appréciés. Les 2 DJs Claude de Tangueando Ibos et Joaquin de Saragoza ont été très appréciés également.

Festival de Tango argentin de Tarbes 2010 : généralités

Du 16 au 21 août 2010, le 13ème festival de Tango argentin dans la bonne ville de Tarbes a eu lieu. Comparativement à l’année dernière, pour ne citer que ce seul exemple, ce festival a réuni davantage de participants, et la qualité globalement a augmenté. L’Office de tourisme de Tarbes et l’association Tangueando Ibos ont une fois encore fait des merveilles. Ce festival avec le temps est devenu une valeur sure, et il est maintenant le plus grand festival de France. Paris est battu depuis pas mal de temps hélas, à tel point que l’on peut se demander si Tarbes ne remplace pas Paris comme capitale, et comme « maîtresse » de Buenos-Aires ! Relativisons cependant, Tarbes n’offre pas (encore) toutes les milongas quotidiennes et tous les cours qu’a Paris toute l’année. Comment pourrait-on ne pas rêver à ce que ferait Paris si la ville (et Monsieur Bertrand Delanoé) voulait créer son propre festival de Tango argentin ? Paris ne pourrait pas rivaliser avec ce que fait Buenos-Aires tous les ans au mois d’août, mais ce serait quand même grandiose…

Voyons quelques chiffres donnés par l’Office de tourisme de Tarbes et par Tangueando Ibos :
- 10 000 personnes, toutes activités confondues pendant toute la durée du festival
- 1 300 stagiaires en danse et en musique
- 1 600 personnes, en moyenne pour chaque milonga le soir, avec un record du nombre de personnes pour les milongas du vendredi et du samedi (surtout samedi : environ 2 000 personnes)
- 2 300 cours vendus (danse et musique)

C’est dire l’importance de cette manifestation, en y incluant l’infrastructure de la ville de Tarbes en hôtels, restaurants et bars.
Si l’on regarde du côté des artistes, ce festival a réuni :
- 28 danseurs et danseuses professionnels
- 50 musiciens professionnels dont 1 payador (poète, chanteur, musicien, conteur, improvisateur)
- 3 peintres ayant exposé leurs œuvres
- 10 DJs

On peut légitimement se demander jusqu’où iront les organisateurs s’ils continuent sur cette lancée d’expansion de ce festival : risque d’être débordés, risque d’explosion au cas où le succès dépasse les prévisions ? La halle Marcadieu malgré son énorme capacité n’est pas extensible, le nombre de chaises et de gradins non plus… Mais nous en reparlerons sur ce blog, au moment voulu dans ce festival.
En regardant le nombre d’activités proposés dans ce festival sur 7 jours :
- 18 milongas (halle Marcadieu, Place de la Mairie, Jardin Massey, bars/pubs)
- 12 apéros-tangos en ville
- 5 séances de cinéma au Mega CGR
- 2 concerts (Gabriel Vallejo Quartet, Silvia Lallana)
- 1 conférence (le payador Wilson Saliwonczyk)
- 3 spectacles Tango
- 1 despedida le dimanche (repas dansant)

A part cela, un très grand bravo aux concepteurs très professionnels de la brochure du festival (distribuée à tous les participants et tout le public de façon générale), très jolie, pratique et bien faite. Très claire, très explicite, pas d’erreur de compréhension de la part des lecteurs. De même pour les dépliants donnés avant concerts et spectacles, détaillants les parcours et les volontés des artistes.

Le reportage écrit de toutes ces manifestations sera important, en termes de quantité. Rendez-vous est donné aux internautes sur ce blog au fur et à mesure de la mise en ligne des articles s’y rapportant.

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