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9.5.2011 par mephisto-tango.
Spectacle magnifique. Pendant 1heure et demie, on ne voit pas le temps passer tellement on est pris par cette fantastique exploration du domaine de la nuit au travers du Tango. Esteban Moreno et Claudia Codega ont accompli un véritable tour de force qui est celui de faire vivre un spectacle de toute beauté avec une grande et véritable sensibilité, servi par un orchestre de grand talent : le quartet Lupanar (tout un programme !) avec l’excellente violoniste Marta Roca, le pianiste et compositeur Pedro Onetto qui a créé pour eux la musique pour ce spectacle, Nicolas Rainone à la contrebasse, Camilo Ferrero au bandonéon. Tout est merveilleusement bien rodé, bien réglé, les lumières et le son parfaits, et le tout donne une impression où rien n’est laissé au hasard, tout ce que l’on voit et entend est digne d’intérêt, sans temps mort. Toutes les chorégraphies de groupe sont superbement montées, les idées originales et exploitées clairement, de façon esthétique, sans enlever la profondeur des volontés des créateurs. Les danseurs et danseuses sont magnifiques, et les femmes sont superbes dans leur corps et dans leur danse…..
Le spectacle commence et finit par un symbole : le verre, signifiant par là que l’alcool fait partie de cet univers de la nuit, dans un club où le Tango est omniprésent. Quatre danseurs : Esteban Moreno, Rodrigo « Joe » Corbata, Rolan Van Löor, Jorge Crudo, et trois danseuses : Claudia Codega, Lucila Cionci, Claudia Jakobsen, expriment ainsi tout ce qui fait la trame du Tango : les changements frénétiques de partenaires, les désirs, les jalousies, la sensualité, les élans du cœur et du corps, la solitude, l’espoir, les disputes, l’amour, l’humour, la fête, la haine….
Jalousie quand un homme regarde avec envie une autre danseuse, et qu’il est « emprisonné » par sa danseuse qui cherche à garder son homme pour elle seule, jalousie entre deux danseurs pour une femme, à la limite de la bagarre, d’où il ressort une tension palpable dans le groupe pour éviter cette bagarre….Règlement de compte à l’aide de « poufs », portés par les trois danseuses qui les utilisent comme outils contre un danseur, (danseur qui devient rapidement complètement débordé), pour lui faire sentir qu’il a probablement dépassé les bornes, en le harcelant de leur pouf. C’est une scène très drôle !
Je me suis régalée. Je connais Esteban et Claudia depuis 1993, à Nantes, où ils ont été mes premiers Maîtres, et je les ai suivis depuis ce temps avec beaucoup d’admiration pour leur travail. Une nouvelle fois et comme toujours, je reste très enthousiaste !
Voici quelques liens pour apprécier leur spectacle :
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