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« Tango Roots » : Festival à Paris du 3 au 7 août 2011 : l’Argentine et l’Uruguay au cœur de Paris.
Posté par mephisto-tango le 14.8.2011 @ 15:28 Dans Les coups de coeur | 2 commentaires
A l’Espace Oxygène à Paris s’est déroulé le Festival « Tango Roots » animé par Silvia Gerbi, comme organisatrice et professeur du 3 au 7 août 2011.
Les deux premiers soirs, (en dehors des cours de Tango et de folklore), projection de deux films documentaires, aussi intéressants l’un que l’autre, bien que n’ayant rien à voir.
Mercredi 3 août 2011
Le premier film était le reportage d’Odile Fillion « Paris, le Tango et Buenos-Aires » réalisé en 2007, consacré au Tango à Paris depuis les années 1910 jusqu’aux années 2000. C’est ainsi que l’on voit le journaliste récemment décédé Nardo Zalko (auteur de l’excellent ouvrage : Paris-Buenos-Aires, un siècle de Tango, édition du Félin en 2004) raconter l’histoire du Tango à Paris en démarrant en 1907 et en resituant les endroits mythiques : La Coupole, le Tango rue au Maire, Le Chalet du Lac, Le Balajo. Le film parle de Francisco Canaro, de Manuel Pizarro qui a passé sa vie à Paris, à tel point qu’il était complètement oublié en Argentine, et bien sûr d’Astor Piazzolla qui a donné plusieurs concerts à Paris. C’est ainsi que l’on voit le journaliste Michel Anfrol (correspondant TF1 en Argentine), assis sur un canapé auprès de Coco Dias raconter que le Tango renait en Argentine dans les années 1980, suite à l’engouement des Parisiens pour cette danse et cette musique retrouvées, suite au spectacle « Tango argentino ». Edgardo Canton, accompagné de Carmen Aguiar qui était une des premières à enseigner le Tango argentin à Paris avec son mari Victor Convalia, raconte l’ouverture et les premières années du cabaret « Les Trottoirs de Buenos-Aires » rue des Lombards dans le quartier des Halles. Nous voyons des danseurs professionnels et amateurs raconter ce qu’était le Tango dansé dans les années 50 puis dans les années 70 – 80. Jusqu’à aujourd’hui où apparaissent sur l’écran Pablo Tegli et Victoria Vieyra qui parlent du Tango qui est dit « Nuevo », mais qui est simplement l’évolution d’un Tango traditionnel, avec plus de mouvement et de liberté. Ce film-archive constitue le complément visuel du livre de Nardo Zalko.
Jeudi 4 août 2011
Le deuxième film portait sur « le Candombé afro urugayen », film documentaire de Dario Arce et Raphël Guttierez réalisé en 2003. Il raconte l’histoire de cette musique rythmique percussive à base de tambours de différentes tailles (chico, repique, piano), venue d’Afrique à travers les esclaves noirs des origines, à nos jours. A Montevidéo, le carnaval retrace tous les styles de candombé, traditionnels et plus modernes. Cette musique est très festive, on la joue dans les rues spontanément ou non, les gens dansent tout autour des tambourinaires qui marchent lentement en tapant de leurs mains et de leur baguette sur leur tambour. La fabrication des tambours est aussi relatée.
Vendredi 5 août 2011
La milonga du soir a eu un succès mérité, beaucoup de monde malgré l’espace restreint, le trio Silencio (piano, contrebasse, bandonéon) et des démos de folklore et de Tango. Beaucoup de présence, d’allure et de charisme chez Alejandro Hernandez, accompagné d’Isabelle de la Preugne pour la danse folklorique. Le numéro de « Boleadoras » a été interprété magnifiquement par Alejandro. En voici un exemplaire de vidéo, malheureusement pas celui vu à Oxygène.
Claire et Dario Da Silva ont interprété Tango et milonga dont voici une vidéo représentative:
Samedi 6 août et dimanche 7 août :
Mais, pour moi, le plus intéressant à voir et à écouter a été la conférence donnée par l’ethnomusicologue Michel Plisson « Entre le Noir et le Blanc », devant hélas trop peu de monde. Comme il dit lui-même, les danseurs de Tango ne s’intéressent pas suffisamment à la musique, et encore moins à la culture Tango en général. Pourtant c’est une culture, et il est nécessaire de la comprendre.
La conférence a porté essentiellement sur les origines du Tango, en alliant Histoire, Politique, Economie et Sociologie, tout en écouta nt des extraits musicaux très peu connus mais néanmoins grandioses. Michel Plisson est d’une richesse impressionnante dans ses connaissances de la musique Tango et latino-américaine de façon générale.
Voici ci-dessous sa propre présentation écrite de sa conférence, et on ne peut que se prosterner devant son érudition :
Festival Tango ROOTS
Du 3 au 7 aout 2011/Paris
“Tango et milonga comme expressions musicales et chorégraphiques du Rio de La Plata
Entre le noir et le blanc”
Association “La Muse amusée/Responsable Sylvia Gerbi
Michel Plisson/Ethnomusicologue/ 6 et 7 Août 2011
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INTRODUCTION
Le tango s’inscrit dans la grande famille des genres musicaux-chorégraphiques d’Amérique latine. Comme ailleurs dans ce vaste continent, les musiques de tradition orale se sont constituées en Argentine durant cinq siècles à partir d’éléments culturels étrangers les uns aux autres, notamment les cultures européennes, africaines et amérindiennes, produisant des réactions alchimiques complexes. De nouvelles expressions musicales sont nées de ces brassages biologiques et culturels. C’est bien là le fait majeur marquant : En Amérique latine, toutes les musiques de tradition orale sont le produit complexe du choc des cultures entre elles, c’est-à-dire se sont constituées à partir du métissage. Le tango ne fait pas exception à la “règle” commune. Le tango s’est constitué à partir d’éléments empruntés aux cultures noires et blanches, présentes dans le Rio de la Plata comme ailleurs en Amérique latine, même si aujourd’hui les Noirs ont presque disparu d’Argentine ou plus exactement se sont métissés avec les Blancs eux-mêmes largement métissés avec les centaines d’ethnies indiennes existantes dans cette partie de l’Amérique latine au moment de la conquête.
En revanche, les Noirs sont encore très présents à Montevideo, en Uruguay, sur la rive orientale du Rio de la Plata, dans la musique et danse candombe, sans doute là où tango et milonga sont nés en interaction avec le sud du Brésil à travers la traite afro-esclavagiste, comme musique et comme danse, dans le troisième tiers du XIXème siècle avant de s’enraciner et de prendre corps et de s’identifier symboliquement à l’Argentine.
Il existe de nombreuses musiques de tradition orale en Argentine. En réalité, chaque région possède ses propres genres musicaux, presque toutes chorégraphiés. Dans tout le pays on dénombre aujourd’hui au total environ une soixantaine de genres musico-chorégraphiques mais il en a existé beaucoup plus. Certains genres sont tombés en désuétude, ont perdu leur forme chorégraphique mais ont conservé leur forme musicale notamment la structure rythmique. En revanche, d’autres genres musico-chorégraphiques se portent merveilleusement bien, réunissent des milliers de participants lors des manifestations festives publiques, carnavals ou autres.
Comme partout en Amérique latine, ces musiques et danses sont presque toujours très territorialisées. Elles sont jouées et pratiquées dans une région et une seule, et jamais dans une autre, sauf pour quelques musiques et danses qui ont obtenu au cours de leur histoire un statut national.
C’est bien le cas du tango. Il est très territorialisé et en même temps a obtenu un statut national (et international !) quoiqu’il ne se joue et ne se pratique aujourd’hui -musique et danse- essentiellement que dans cette partie du cône sud de l’Amérique latine que l’on appelle le Río de la Plata, embouchure de l’immense fleuve Paraná, plus précisément dans les quartiers populaires de la ville de Buenos Aires et la zone suburbaine immédiate qui l’entoure, que l’on appelle le Gran Buenos Aires ainsi que dans la ville de Montevideo, de l’autre côté du fleuve [la banda oriental], large à cet endroit de plus de 40 kms (et aussi de manière populaire au Chili et en Colombie).
En réalité, le tango rentre dans un ensemble beaucoup plus vaste : les musiques urbaines du Rio de la Plata, dans lequel on peut aussi faire entrer la région sud du Brésil que l’on appelle “Rio grande do sul” qui historiquement et culturellement est liée au Río de la Plata. Cet ensemble géographique d’Amérique du sud intégre également d’autres genres musicaux et chorégraphiques qui appartiennent au même univers musical que le tango, comme la milonga, el vals porteño, el candombe uruguayo, el candombe porteño et enfin la murga, ces deux derniers genres ayant des formes complétement différentes en Uruguay et en Argentine : La murga uruguya et la murga porteña, genre festif de rue à caractère carnavalesque. La murga urugaya à toujours été très populaire à Montevideo. La murga porteña en revanche, avait presque disparu en Argentine car prohibé par les dictatures militaires successives ; elle connaît depuis les années quatre-vingt-dix, une forte résurgence tout comme le tango et la milonga. Le candombe uruguayo en Uruguay qui réuni des milliers de participants qui défilent avec leurs tambours et leurs comparsas lors du Carnaval de Montevideo est plus vivant que jamais tant du point de vue de la musique que de la danse. Le candombe porteño et ses tambours n’existe presque plus alors qu’il fut très populaire jusqu’au début du XXème siècle. Des groupes afro-argentins essayent de lui redonner corps depuis quelques années.
Depuis une quinzaine d’années, une nouvelle génération se saisi à nouveau de ces musiques et danses et les font revivre, notamment dans les quartiers populaires des deux villes de Buenos-Aires et Montevideo.
Si toutes ces musiques se pratiquent dans des zones urbaines, en revanche, elles ne se pratiquent ni dans les mêmes quartiers, ni par les mêmes groupes sociaux. En effet, ces musiques et danses sont certes le produit de l’histoire mais aussi des enjeux culturels et sociaux, symboliques et identitaires puissants qui sous-tendant les processus de création, l’évolution, l’infléchissement ou la disparition des musiques et danses qui n’est pas perceptible à travers la simple écoute musicale.
La dimension ethnomusicologique (”la musique dans son contexte”) est dès lors indispensable afin de mieux comprendre ces musiques, leurs styles, leurs techniques de jeu et de rythme, afin de mieux les interpréter, qu’il s’agisse de la musique ou de la danse touts deux étroitement imbriqués.
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Bibliographie Tango accessible en français
AZZI Maria Susana/Simon Collier, Le grand tango, Oxford University Press USA 2000
BEHAGUE G. Article sur le tango dans New Grove
BERNAND, Carmen, Histoire de Buenos Aires, Fayard, Paris 1997.
BORGES JorgeLuis/José E. Clemente, El lenguaje de Buenos Aires, 1959, EMECE, Buenos Aires, 1960.
BORGES Jorge Luis, Evaristo Carriego, EMECE Editorial Buenos Aires/ Seuil 1969.
FERRER, Horacio, Le siècle du tango : compendium illustré de son histoire, Traduction française de Jocelyne
FLEOUTER, Claude, Le tango de Buenos Aires, J.C.Lattès, Paris 1979.
HONORIN Emmanuelle, Astor Piazzolla/Le tango de la démesure, Editions Demi-Lune, 2011.
LOMBARDI Pedro, Invitation au tango/Avec les textes de Ana Karina Lombardi/Editions du collectionneur, Photos, 143 p.
PIAZZOLLA, Diana, Astor, Ed. Altantica, 2002.
PLISSON, Michel, “Le tango, l’Afrique, les Antilles et le Rio de la Plata” dans l’ouvrage collectif “D’un inconscient post-colonial, s’il existe”. Article publié dans la revue de l’ “Association freudienne internationale”, en collaboration avec la Maison de l’Amérique Latine, 1995.
PLISSON Michel “Des pratiques musicales argentines à Paris”. Ariam/ Ile de France, 1997.
PLISSON, Michel, Systèmes rythmiques, métissages et enjeux symboliques des musiques d’Amérique latine, Cahiers de musiques traditionnelles n° 13, Ateliers d’ethnomusicologie, Genève, 2001
PLISSON, Michel, “TANGO / Du noir au blanc” Actes Sud/Cité de la musique. Livre (176 p. + CD) 2001. Edition allemande : “Tango” Palmyra Verlag, Heldelberg, 183 p., 2002. Préface Horacio Ferrer. Revu et remanié + Glossaire de termes musicaux du Rio de la Plata. 2004 Réédition de “Tango : du Noir au blanc”. Edition remaniée, actualisée et augmentée d’un glossaire. Actes sud/Cité de la Musique.
PLISSON, Michel, “De la habanera au tango : L’espace urbain caraïbe et les métissages musicaux afro-américains” Actes du Colloque de l’Université de Caen. 2002 in La ville caraïbe : entre baroque et criolité, Cahiers de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines (MRSH) de l’Université de Caen. 2003.
PLISSON, Michel, “Tango : entre le Noir et le blanc” Revue L’éducation musicale Septembre 2003 N° 505/506 [Programme Bac 2004 série L et Options], 2003.. + Article évolutif www.leducation-musicale.com on line.
SALAS, Horacio, Le tango, Actes Sud, 1986.
THOMAS Jean-Luc Tangos, Avant-propos d’Anna Schygulla, Solar, Paris, 25×30, Photos, 128 p. 2004.
ZALKO Nardo, Un siècle de tango, Editions du Félin, Paris 1998.
ZALKO Nardo, Paris Buenos Aires : Un siècle de tango, Editions du Félin, 317 p. 2004.
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Sites Internet
La Salida : le magazine du tango argentin
73, av. Henri Ravera
92220 BAGNEUX
Tél. : 01 46 55 22 20
Fax : 01 46 55 48 61
Mail : tango@letempsdutango.com/La Salida : www.lasalida.info
[Editée par l’association “Le temps du tango”. La meilleure et la plus complète revue sur le tango. Existe depuis une dizaine d’années. La revue s’intéresse non seulement au tango mais à la culture qui l’a vu naître : celle du Río de la Plata. Sont évoqués et traités également les thèmes de la peinture et des arts. 4 à 5 numéros par an.]
El Farolito/Paris tango magazine/Mensuel
(33) 06 99 20 47 52
Association “El Farolito”
36, rue Campo Formio
75013 PARIS
info@paristangomag.com/www.paristangomag.com
[”El Farolito”, (le petit reverbère). Revue assez récente dirigée par un couple de danseurs de tango professionnel.. Cette revue (mensuel gratuit) élégante, bien conçue, informe essentiellement sur la danse tango de manière très précise : horaires, salles, lieux, tarifs. Equivalent français de “BA Tango” ou de “El Tangauta” à Buenos Aires. Indispensable pour les danseurs de tango, même débutants].
Discographie
Astor Piazzolla, Piazzolla en suite, Astor Piazzolla col. N° 1, 037011, A. Pagani, PSB, 2000.
Astor Piazzolla, María de Buenos Aires, Astor Piazzolla col. N° 3, 037035, A. Pagani, PSB, 2000.
Astor Piazzolla, Roma 1972, Astor Piazzolla col. N° 9, 037097, A. Pagani, PSB, 2000.
Astor Piazzolla, Milano 1984, Astor Piazzolla col. N° 10, 037103, A. Pagani, PSB, 2000.
Mosalini-Gieco en concert (aller-retour), bandonéon & flûte. Récital : du baroque européen à la musique du Rio de la Plata, WDR 1997. Indigo/Label bleu LBLC 2583 (2001)
Juan José Mosalini et son grand orchestre de tango, Ciudad triste, Indigo/Label bleu LBLC 2577, 2001.
Olga Delgrossi Tango del Río de la Plata (avec Julio Cobelli (guit.) et Waldemar Metediera (bando.). Inédit/Maison des Cultures du Monde 2001.
Cáceres, Tocá tango, Celluloid, Mélodie, 6702624, 2001.
Juan Carlos Cáceres, From Buenos Aires to Paris/Best of 1958-2003, Celluloid, Mélodie 6740.2 DK 124, 2003.
Sandra Rumolino, Tango argentino, Por la vuelta,Arion, ARN 64589, 2002.
Pas à deux, Musique du spectacle “Pas à deux”, mise en scène par Camilla Saraceni, 2001.
Estudiantina Centenario 1909-1910/Rondalla Atlanta 1913/Gaucho relámpago 1914/Rondalla José Vasquez 1907-1908, El Bandoneon, EBCD 141, 2001.
Juan Carlos Cobián y su orquesta Típica 1923, El Bandoneón, EBCD 143, 2001.
Juan Carlos Cobián y su Orquesta, 1926-1928, EBCD 132, 2001.
Emma Milan, A mis dos Homeros poetas del tango, Wagram, WAG331, 2002.
Gustavo Gancedo, Tango para Ustedes, Tango Septeto, L’empreinte digitale, ED13141, 2002.
Astor Duo, En hommage à Astor Piazzolla, Pierre Dubousset Piano, Bertrand Brayard, violoncelle, Intégral Classic, INT 221.117, 2002.
Sergio & Odaïr Assad play Piazzolla, Nonesuch 75 59-79632-2, Warner, 2002.
Gidon Kremer, Astor Piazzolla, ElTango, Nonesuch 7559-79462-2, Warner, 2002.
Collection Casa del tango, Milan sur, Epsa, Universal. Quinze albums :
Ramiro Gallo Quinteto, Florece, Milan Sur, 164657, 2003.
Horacio Salgán Horacio Ferrer, Oratorio Carlos Gardel, Milan Sur,164626, 2003.
Amelita Baltar, Balada para un loco, Milan Sur, 164527, 2003.
Orquesta del tango de Buenos Aires, Direction Carlos Garcia & Raul Garello, Libertango, Milan Sur, 164428, 2003.
Néstor Marconi, El bandoneón, Milan Sur, 163629, 2003.
Julio Pane Trio, A las orquestas, Milan Sur, 164220, 2003.
Quinteto Ventarrón, Tango & guitarras, Milan Sur, 164633, 2003.
Orquesta Escuela de tango, Direction Emilio Balbarce, De contrapunto, Milan Sur,164121, 2003.
András Adorján, Jorge De La Vega, Flautas tango, Milan Sur,164022, 2003.
Astor Piazzolla, Tanguedia de amor, Milan Sur, 163926, 2003.
Alberto Garralda, Nuevo Quinteto, Los Duendes nocturnos, Milan Sur, 164640, 2003.
El Arranque, Cabulero, Milan Sur, 164329, 2003.
Horacio Salgán Ubaldo DeLío, Mano brava, Milan Sur, 163728, 2003.
Susana Rinaldi, La voz del tango, Milan Sur, 163827, 2003.
Roberto Goyeneche, Vuelvo al sur, Milan Sur, 163520, 2003.
Tango, A film of Carlos Saura, Original music by Lalo Schiffrin, Deusch Gram 459145.
Mi Buenos Aires querido, Barenboim-Mederos-Console, Teldec 13474-2.
Adiós Nonino Quarteto Amazônia toca Astor Piazzolla. Arranjos de José Bragato. Kuarup (Brésil) discos. KCD152.
César Stroscio & Esquina, Les tangos de Corto, Buda, 82241-2.
El Arranque, Clásicos, Epsa, 17183, 2002.
DanzaMaligna/Vale tango, auténtico tango argentino, version musical del espectáculo, [Théâtre de Chaillot, Juin 2003], Epsa 17465, 2003.
Quatuor Caliente : Libertango/Astor Piazzolla, musicien invité Vincent Maillard (vibraphone), Aeon, Dist. Harmonia Mundi, 2004.
Melingo/Santa Milonga, Ed. Mañana, Dist. Naïve, 2004.
Di Giusto y Camerata ambigua/La cambiada, Ed. Mañana, Dist. Naïve, 2004.
Cáceres/ Murga argentina, Ed. Mañana, Dist. Naïve, 2005.
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Merci à Silvia d’avoir organisé de mains de maître ce Festival qui a eu beaucoup de succès, y compris pour les cours qui ont affiché complet. Alors que les gens sont partis en vacances à cette période de l’année, c’est remarquable.
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