Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Le Bal.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « mar | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
20.9.2010 par mephisto-tango.
Un internaute de ce blog a fait une proposition plutôt alléchante, afin que des dames venues seules dans les milongas et ne désirant pas faire tapisserie toute la soirée, puissent être invitées. Ce charmant monsieur de Montpellier suggère l’idée de créer dans toutes les milongas, une table spéciale où des hommes seraient installés et seraient à la disposition de ces dames pour danser, et ce, bien sûr, gratuitement.
En effet, tout le monde a remarqué que le nombre de femmes est bien supérieur à celui des hommes dans les milongas, et que la frustration engendrée par le manque d’invitations chez ces femmes, est énorme. C’est un phénomène qui dure depuis des lustres, sans que l’on ait pu trouver un remède efficace. Que faire ?
En faisant des recherches sur Internet, j’ai pu constater qu’il existe une association en France de danses de salon, qui propose gratuitement des taxis boys quand l’orchestre de l’association s’en va jouer dans les bals. Apparemment cela fonctionne. Cela marcherait-il, en l’adaptant, pour le Tango argentin ?
En imaginant ce que cela pourrait être, ces messieurs, ayant pour mission de faire danser les femmes seules, doivent-ils inviter uniquement, ou à l’inverse, se faire inviter (en n’ayant pas le droit de refuser) ? Que ce passerait-il alors si l’un d’entre eux refuse l’invitation ? Dans le cas où seuls ces messieurs invitent, que ce passerait-il si une femme est oubliée, et qu’elle le fasse savoir ?
Ces taxis-boys normalement devraient avoir un bon niveau de danse, sans être véritablement des professionnels. Accepteraient-ils alors d’avoir une débutante dans les bras ? Accepteraient-ils de faire abstraction d’une non-attirance physique pour certaines femmes qui voudraient danser avec eux ? En résumé et en définitive, seraient-ils capable d’altruisme ?
Autre chose : la jalousie est malheureusement bien présente dans cette danse qui se veut être très proche, voire intime. Les femmes (légitimes ou non) de ces taxis boys, accepteraient-elles que leurs hommes ne s’intéressent pas à elles le temps d’une milonga, pour s’intéresser à d’autres femmes et les faire danser ? Les femmes de ces taxis-boys, ne deviendraient-elles pas alors, elles aussi des femmes surnuméraires ? Faudrait-il que les taxis-boys soient uniquement des célibataires, et qu’ils viennent seuls, eux aussi, dans les milongas ?
On le voit : le problème n’est pas simple. En France et à Paris notamment, dans les guinguettes des années 30 et 40, les femmes seules qui voulaient danser se payaient le luxe de rémunérer des « danseurs mondains ». Faudrait-il en venir là pour résoudre l’équation : femme seule = risque de ne pas danser ?
Posté dans Le Bal | Imprimer | 6 commentaires »