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Archive de la catégorie Les danseurs

Interview de Mariano “Chicho” Frumboli par Milena Plebs Revue El Tangauta décembre 2009

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Je livre à votre sagacité suprême l’excellente interview de Chicho réalisée par Milena Plebs, parue dans le journal de Tango de Buenos-Aires El Tangauta de décembre 2009. Vous la trouverez, traduite en Français, sur le site Mephisto Tango au lien suivant : Interview de Mariano “Chicho” Frumboli

Surprenante interview où l’on voit un Chicho plein d’humilité, avouant presque avec regret qu’il porte une responsabilité dans la façon de danser des jeunes, puisque lui-même enseignait un Tango très moderne, créatif et novateur. Et aussi, le passage très pertinent sur la musique, indispensable à lire pour tous ceux qui veulent danser en se plongeant profondément en elle…..

Bonne lecture et bons commentaires si vous en avez !

La musique et la danse : compréhension mutuelle ou éternel décalage ?

Y a-t-il possibilité de communiquer le plus possible entre danseurs et musiciens par un même langage, ou bien y aura-t-il toujours une distance entretenue, voulue ou non, entre ces deux protagonistes d’une même culture Tango ?

Comment pourrait-on ne pas comprendre un musicien quand il reproche à des danseurs de n’être pas en musique ? Un danseur qui danse, « à côté », c’est comme si lui-même jouait faux……

Que doit-on considérer ? Que le musicien doit être à la disposition du danseur, ou l’inverse ?

Simplement, on pourrait réfléchir à ceci : « si la musique n’existait pas, y aurait-il toujours la danse ? (Heu…..non)». Et inversement : « si la danse n’existait pas, il y aurait-il toujours la musique ? (Heu…..oui)». Quelle est la prééminence de l’une, sur l’autre ?

Si même on pense à juste titre, que, dans les années 40 (pour ne citer que l’âge d’or du Tango), les musiciens jouaient pour faire danser les milongueros, il n’empêche que tous les milongueros se devaient d’être en harmonie, en accord avec la musique jouée pour eux. Et donc de danser « juste », donc, sur la musique. Comme si leurs corps étaient un autre instrument de musique, prolongeant l’orchestre déjà existant.

Et pour prolonger la logique, quelqu’un qui ne respecte pas le tempo ni même le rythme, celui qui est « sourd » pour reprendre le terme de Pablo Veron, comment peut-il prétendre danser ?

Il y a trois sortes de danseurs, en fait, en termes de musique.

- Le danseur « instinctif » qui, même s’il ne connait pas la musique, se pose directement dessus, car il a en lui le sens du rythme, et sans le savoir, il a une oreille sensible à la pulsation musicale. Il est né avec. Ce type de danseur est la grande majorité chez les danseurs professionnels, car ils n’ont jamais appris la musique en tant que telle. Les danseurs amateurs aussi font partie de ce type, mais en une nettement moins grande proportion.

- Le danseur « sourd » ou « à moitié sourd », qui ne connait pas la musique, qui ne l’entend pas, qui ne la comprend pas, et qui ne sait même pas qu’il est « à côté » par moment, voire même souvent. La proportion chez les danseurs amateurs est, selon ce que je vois, de l’ordre de 20 à 30 %.

- Le danseur « curieux », ni vraiment instinctif, ni vraiment sourd, mais qui cherche à comprendre la musique et à la vivre plus en connexion avec elle. Malheureusement ce type de danseur est une infime minorité. C’est pourtant lui qui est le plus motivant, car à partir du moment où il a tout compris des pulsations, des rythmiques diverses et variées dans chaque genre de Tango, Valse et Milonga, il sait qu’il a un champ infini devant lui d’innovation et de création rythmique avec ses jambes et ses pieds, technique mise à part. En cela il possède une connaissance supérieure à celle des petits copains « instinctifs ». Certains danseurs professionnels l’ont bien compris, car ils ont combiné leur instinct personnel avec la connaissance musicale pure, faisant en cela des danseurs avec une expression artistique hors norme.

Il est très difficile de rendre « curieux « des danseurs qui pensent qu’ils n’ont pas besoin d’apprendre la musique pour améliorer leur écoute. La musique relève aussi d’une éducation : celle de l’oreille, et pour améliorer son oreille, rien ne vaut plus qu’une compréhension de la musique associée à une écoute attentive.

Plus la musique sera comprise, plus l’oreille sera affutée, et moins nous verrons dans les bals des danseurs « sourds » ou demi-sourds » rouspétant après les musiciens. Et moins nous verrons des musiciens furieux ou frustrés…et même méprisants.

Esteban Moreno et Claudia Codega

 

Toujours dans le cadre de l’Université d’été le samedi lors de la soirée dansante, nous avons eu le plaisir de voir une démonstration d’Esteban Moreno et Claudia Codega (www.estebanyclaudia.com et www.uniontanguera.com).

C’est toujours un régal de les voir danser tous les deux, aussi bien en chorégraphie qu’en improvisé. Personnellement je les connais et les admire depuis 16 ans (ils ont été mes tous premiers Maîtres lors du Festival de Nantes en mai 1993 !), et je n’ai jamais été déçue, ni par leurs démonstrations dans les milongas, ni par leurs spectacles. Ce sont de grands professionnels à tous les points de vue. Grands danseurs et grands enseignants.

S’ils dansent aujourd’hui différemment par rapport à leur début en 1993, leur évolution artistique depuis ce temps montre combien ils sont ouverts d’esprit car ils ont su s’adapter à une nouvelle façon de danser qui réclame plus de rythmique, de mouvements et de souplesse.

Car ils auraient très bien pu en rester à un Tango « Salon » ou à un Tango « Fantasia » conventionnel, très classique et traditionnel, rester ancrés dans cette tradition et ne pas en sortir. Au contraire, tout en restant dans l’esprit du Tango Salon de leurs origines, ils ont trouvé le moyen d’y associer, et de façon remarquablement harmonieuse, les mouvements du Tango « Nuevo ». Histoire de dire : « voyez que c’est possible, cela reste du Tango ».

Leurs chorégraphies sont pleines d’imagination, toujours techniquement et esthétiquement parfaites. Ils travaillent ensemble depuis si longtemps, ils se connaissent si bien que leurs improvisations paraissent aussi puissantes et profondes dans les mouvements qu’on dirait bien que ce sont des chorégraphies. Tout est fluide, naturel.

En Mars 2010 à Lyon, ils concevront et donneront un nouveau spectacle : « Nuit blanche » et j’en suis sûre, ce sera super. Je les suivrai.

Prolifération d’associations de Tango : un bien ou un mal ?

Le mois dernier, un lecteur du Mephisto-Blog nous disait que, d’après lui, la raison pour laquelle la convivialité ne se rencontre pas tant que cela dans les milongas parisiennes, réside dans la multiplication des associations consacrées au Tango argentin. Cette foison d’associations fait, toujours d’après lui, que les gens ne se « brassent » plus, parce que la communauté tanguera est de plus en plus éclaté, en se dispersant trop.

Il est effectivement vrai que ce phénomène de prolifération se rencontre de plus en plus, et pas seulement à Paris. Partout dans le monde nous le voyons, et bien entendu dans toutes les villes françaises. A tel point que l’on a parlé, il n’y a pas si longtemps, de réunir toutes celles-ci dans une Fédération qui serait l’interlocutrice éventuelle du Ministère de la Culture.

Doit-on le regretter ?

Il existe bien des raisons pour lesquelles les associations se multiplient : d’abord des danseurs expérimentés de longue date peuvent penser, à tort ou à raison, qu’ils ont des capacités pour l’enseignement, ou pour lancer pratique ou milonga, ou pour organiser Festivals….. Ensuite la rencontre avec des professionnels doués que l’on désire aider. Et puis malheureusement il y a l’éternel conflit de pouvoir ou simplement mésentente chez les dirigeants d’associations qui fait qu’il y a séparation, scission, rupture, plus ou moins douloureuses. De là nait une nouvelle entité, « fille » de la précédente.

Dans tous les cas de créations de nouvelles associations, il ne peut y avoir que de la passion, sinon c’est impossible, parce que c’est trop difficile de tenir une association vivante pendant des années. Certaines associations durent très longtemps parce que les dirigeants et les bénévoles sont très efficaces et volontaires, disponibles aussi. C’est le cas du Temps du Tango qui est là bien présente depuis pas loin de 15 ans ! La nôtre (Mephisto Tango) a 7 ans ce mois-ci, et c’est toujours aussi passionnant, mais difficile aussi. Certaines associations ne durent que l’espace d’une ou deux années, par manque de chance, ou par manque d’argent, ou par manque de talent, ou par manque de solidarité au bureau, ou par manque de motivation…….

Notre lecteur parlait de « business » dans la prolifération d’associations. En vérité, s’il n’y avait que du « business », tous les tangueros créeraient leur propre association ! Ce qui donnerait seulement à Paris, au moins 1500 associations ! Une association demande beaucoup de travail, d’imagination, de disponibilité et un grand sens des responsabilités. Je ne suis pas sûre que tout le monde veuille faire le choix de s’investir autant ! Y compris avec son argent personnel……

Bref le phénomène de multiplication d’associations, parallèlement avec la multiplication du nombre des danseurs amateurs et professionnels - et avec la multiplication du nombre des musiciens professionnels d’ailleurs, ne doit pas être considéré péjorativement. C’est grâce à cela que nous avons la possibilité de choisir parmi toute la richesse de ce qui nous est proposé. C’est grâce à cela que nous avons le choix des styles, des profs, des spectacles, des milongas, des musiques. C’est même cette infinie diversité qui permet qu’on la critique !

Maintenant doit-on croire que la prolifération d’associations crée une sectorisation parmi les tangueros dans les milongas ? Et que les gens ne se mélangent pas parce qu’ils font partie de telle ou telle association ou de telle ou telle communauté ? Personnellement je pense que ce n’est pas une raison suffisante.

Non, pour moi il s’agit uniquement d’état d’esprit. Les personnes les plus ouvertes n’hésitent pas à aller dans la plupart des milongas parisiennes, de style ou d’âge différents. Et de danser « sans frontière » d’associations.

La convivialité est dans le cœur, ou elle ne l’est pas.

Alejandra Mantinan ou la générosité incarnée

C’est en lisant, sur le Journal « El Tangauta » de mars 2008, l’interview d’Alejandra Mantinan, que je me suis rappelé combien j’ai pu admirer cette danseuse de Tango quand je l’ai vue pour la première fois. C’était à Gand, en Belgique en 1995, avec son partenaire Gustavo Russo, lors d’un spectacle qu’Alain de Caro mettait en scène, avec comme autres artistes notamment Pablo Veron et Gisèle Anne, et Pepito Avellaneda, qui était un vieux milonguero célèbre pour ses milongas. Pepito, mort maintenant depuis pas mal de temps hélas…

Ensuite nous avons revu Gustavo Russo et Alejandra dans un Festival « Les Tango folies » de Lausanne, toujours en 1995, et nous avons alors commencé à suivre leur enseignement.

En 1996, à l’occasion du spectacle « Tango Pasion » à Paris au Théâtre des Champs-Elysées, nous avons suivi un stage intensif de 10h avec eux. Puis en juin 1998, le même Alain de Caro a organisé un stage avec eux à Paris, puis à Nantes en mars 1999 et nous y avons suivi plus de 10h de cours avec eux. En 2001, pour Couleur Tango, nous avons de nouveau pris 12 heures de cours avec eux.

Lors de chacun de ces festivals, j’ai eu toujours la même impression concernant Alejandra Mantinan : c’était une femme qui, de par sa personnalité que je sentais aimable et sympathique vis-à-vis des gens, semblait avoir bien au-delà, une personnalité hors du commun, par une écoute toute particulière de ses élèves et par une intelligence rare qui faisait qu’elle s’adaptait totalement aux élèves même les plus débutants, même les moins doués. De même pour les femmes elle était capable d’expliquer et de montrer, je dirais de démontrer, ce qu’elle faisait. Jamais elle n’a montré de mouvements d’humeur vis-à-vis de ses élèves, alors que quelquefois, avec Gustavo Russo, cela volait bas…….Surtout avant de rentrer en scène ! Sur scène, elle le dit elle-même avec raison, elle était la reine de la scène, tant elle avait de la féminité, de la grâce, du charisme, de l’expérience du public et de ses capacités techniques et esthétiques. C’était ma danseuse de scène préférée tant elle m’impressionnait. Avec Gustavo Russo, ils étaient en harmonie, ils étaient aussi forts l’un que l’autre et aussi beau l’un que l’autre dans leurs chorégraphies. Tout était réglé au quart de poil près. Ils ont partagé beaucoup en travaillant ensemble pendant 14 ans, ils étaient les meilleurs danseurs de scène, et personnellement je n’ai plus jamais retrouvé un tel couple aussi original, aussi brillant et aussi beau depuis leur séparation.

Parmi tous les êtres humains il y a quelque chose de tout à fait mystérieux : l’attirance. Je rassure tout le monde je ne suis pas homosexuelle, mais cette femme m’a laissé un souvenir qui tient à sa personnalité propre, à sa personnalité qui était, à mon avis, faite d’un grand naturel, de fraîcheur, de spontanéité, de gentillesse, de générosité sans compter, de franchise et de bonne humeur, sans avoir la moindre idée malsaine dans la tête. En dehors de cela elle a une plastique impeccable. Anecdote amusante : en 2001 (nous les connaissions déjà très bien, et eux aussi), nous prenions Frédéric et moi-même des cours avec eux, et elle est intervenue vers nous pour nous corriger une faute technique. Faute que nous avons corrigée de suite, et pour signifier son contentement, Alejandra a tapé espièglement sur les fesses de Frédéric, histoire de lui dire : « bravo ! » en s’éloignant avec un clin d’oeil. Tout le monde s’est bien marré et le cours a repris dans la bonne humeur.

Certains en auraient été choqués, mais il fallait y voir un mouvement spontané et amical. Il n’y avait là aucun manque de respect ni aucune condescendance, mais simplement une marque d’empathie.

L’interview d’Alejandra m’a révélé une autre facette de sa personnalité que je ne soupçonnais pas, d’abord ses difficultés suite à son accident à l’âge de 6 ans, et sa volonté farouche de s’en sortir grâce à la danse. Volonté qu’elle montre tout au long de sa carrière : ceci explique cela.

La plus grande surprise pour moi a été de lire : « j’ai une personnalité très introvertie, je ne montre jamais mon moi profond. Je peux me sentir très mal et apparaître tout à fait géniale ! » Ce qui voudrait dire qu’elle a bluffé tout le monde en surpassant sa timidité naturelle pour se montrer à son meilleur niveau, non seulement dans la danse, sur la scène, mais aussi dans son contact avec les gens dans tous ses cours….Voilà un signe, ou alors je ne m’y connais pas, d’un professionnalisme qui dépasse l’entendement ! Même quand elle est déprimée ! Signe d’une femme responsable, sérieuse et estimable.

Côté enseignement elle aide les gens, plutôt que les inciter à copier leurs professeurs. Elle écoute ses élèves, elle s’adapte à eux…N’est ce pas le signe de la plus pure générosité ?

Elle parle de la perte de la solidarité dans les milongas, et ceci à Buenos-Aires ; alors à Paris…..N’en parlons pas, tout au moins pas encore !

Avec Gabriel Misse c’est autre chose. Tango plus Salon comme elle dit, plus Milonguero. Hum … Pardonnez moi cette analogie : c’est donner une Formule 1 à un conducteur de Porsche …Gabriel Misse est un excellent danseur bien sûr, mais les styles sont trop différents et la connexion n’est pas si bonne entre eux par moment…

« Ma vie a toujours été suspendue à mes jambes et à mon cœur, pas à mon esprit ».

Si nous devions retenir que cette citation d’Alejandra Mantinan, ce devrait être celle-là.

Le cœur et les jambes.

Amanda et Adrian COSTA

Ce week-end, à la milonga de la Porte d’Orléans organisée par le Temps du Tango, Amanda et Adrian Costa ont fait une démonstration de leur talent de danseurs de Tango. J’avais déjà remarqué ce jeune couple il y a deux ans au théâtre National de Chaillot car ils voulaient représenter la France au Championnat mondial de Tango argentin à Buenos-Aires, option « Tango de scène », et j’avais trouvé qu’ils étaient très convaincants.

Ils étaient donc de nouveau présents à Paris samedi soir, et de nouveau, deux ans après, j’ai été sous le charme.

Ils ont dansé plusieurs Tango improvisés, et une milonga. Les Tangos étaient très classiques dans leur forme, très traditionnels, enlacement fermé, sans être « milonguero » ou « apilado », pas de pas compliqués, beaucoup de marche et de tours, et si je devais être critique à l’extrême, je dirais : rien d’exceptionnel dans les pas et les figures. Mais alors, que de maîtrise technique et que d’élégance ! Que de connexion entre eux et pour la musique ! Ces deux-là dansent réellement l’un pour l’autre et c’est un régal de les voir si franchement en une telle complicité, en une telle écoute l’un de l’autre. De l’Amour pur, sans aucune rivalité ni compétition ! Aucune dureté dans l’enlacement fermé, du dynamisme sans brusquerie, sans précipitation dans le mouvement, déplacements et propreté des pas d’une réelle beauté. Amanda est une très belle danseuse, sans froideur aucune, et qui s’exprime sans faire trop de fioritures, elle a une réelle présence par sa tenue, son élégance, la qualité de ses déplacements, la beauté et la rapidité technique et esthétique de ses jambes.

J’ai adoré aussi leur milonga, car leur musicalité est indéniable, avec en plus des choses originales et amusantes, sans être prétentieuses….

Pour être tout à fait complète dans ce blog, les quelques portées acrobatiques que nous avons vues étaient également d’une grande beauté. Ils ont incontestablement beaucoup de talent.

Vous l’aurez compris, ce jeune couple qui enseigne à la Rochelle m’a complètement enthousiasmée. Comme quoi une complicité géniale, une technique indéniable même dans les choses simples, et une écoute profonde de la musique peuvent amplement suffire à satisfaire un public qui est plus habitué à du spectaculaire, dans les formes que l’on dit « Nuevo ».

Ceci n’empêche pas cela !

Spectacle d’Alain de Caro au théâtre Trianon

Les 20 et 21 octobre 2007, Alain de Caro a organisé à Paris son 7ème Festival de tango argentin. Je suis allée voir samedi soir au théâtre Trianon le spectacle qu’il a mis en scène, en hommage à Carlos Gardel, El Cachafaz et Petroleo.

La première partie consistait en un documentaire filmé consacré à Carlos Gardel, avec, bien sûr, quelques Tangos chantés de ses films datant des années 1930. Quelques pas de danse aussi, tirés de ses mêmes films, avec El Cachafaz et Petroleo….Intéressant de voir cette ancienne façon de danser… Et puis quelques commentaires de personnes ayant côtoyé Carlos Gardel : fiancée, partenaire, fan….

Mais le plus étonnant, et le plus touchant, fut que la salle entière écouta la voix de Carlos Gardel tout en regardant son image sur l’écran, dans un silence quasi religieux, comme si cet homme, 72 ans après sa mort, gardait son étoile toujours aussi brillante, aussi lumineuse et aussi brûlante, que de son vivant.

Certes c’était de vieilles images en noir et blanc de mauvaise qualité, certes la voix de Gardel n’est plus représentative des voix de Tango éraillées à la mode actuellement chez les hommes, néanmoins cette voix mythique et pure reste magique, et on l’écoute encore et encore…..« Il chante mieux chaque jour » dit le proverbe ! C’est ce que disent tous les fans qui se massent devant sa tombe au cimetière de la Chacarita, en glissant une cigarette entre les doigts de sa sculpture…

Voilà qui est révélateur de quelque chose qui se passait dans la salle : personne n’a protesté et n’a sifflé quand, sur le film, les paroles des Argentins parlant de Carlos Gardel n’étaient pas sous-titrées en langue française. Le Français est pourtant réputé être un sacré râleur….Gardel aurait-il en plus le don d’adoucir les moeurs des râleurs qui l’écoutent ?

La deuxième partie du spectacle était « live » cette fois, et nous avons vu sur la scène les démonstrations chorégraphiées des 5 couples de danseurs prévus au programme. Pas des chorégraphies de groupe, mais des passages en solo, un couple après l’autre. Personnellement j’attendais avec impatience de voir Gustavo Naveira et Giselle Anne qui n’étaient pas venus danser à Paris depuis 5 ou 6 ans.

Je ne fus pas déçue, car ils se sont montrés digne de leur notoriété : aisance, naturel, présence, précision technique accompagnée d’une entente complice entre eux. Et j’ai particulièrement apprécié leur interprétation musicale. Mais, malgré leur talent et cette incontestable qualité artistique, même dans l’originalité, je n’ai pu m’empêcher de penser que quelques fils spirituels et élèves du père du « Nuevo Tango »- qui est en occurrence Gustavo Naveira – ont poursuivi le chemin initié par lui, en allant encore plus loin dans la recherche des mouvements et du rythme. Ce n’est là, bien sûr, que mon opinion.

En émettant cette opinion je ne veux pas faire un crime de lèse-majesté envers Gustavo Naveira, bien au contraire. Je veux lui rendre hommage car il pourrait dire avec fierté : « ils sont tous quelque part mes élèves, je les ai formés et je leur ai ouvert les portes de l’évolution…! ». N’est ce pas là la marque des plus grands maîtres qui, par leur enseignement, permettent à leurs élèves de découvrir à leur tour des chemin jusque là inexplorés ?

Mis à part Gustavo et Giselle, un autre couple que j’aime bien pour l’élégance et leur connexion mutuelle est Sebastian Missé et Andrea Reyero, toujours réguliers dans la qualité de leurs démonstrations.

Que dire d’autre sur les autres couples de ce spectacle ? Je citerais Alejandra Mantinan que j’ai adorée quand elle était la partenaire de Gustavo Russo (voir le blog sur Tango Seduccion)……mais je ne la retrouve plus quand elle danse avec Gabriel Missé, tant les styles semblent différents. Est-elle vraiment à l’aise avec lui ?

En conclusion, je dirais que la soirée fut une réussite : beaucoup de monde dans la salle et beaucoup de monde au foyer pour danser, entre amateurs cette fois. Merci, Alain de Caro, pour nous avoir permis de partager quelques heures de cordialité et de bonne humeur. Ne serait-ce que pour ça, l’objectif était atteint.

Le Tango comme une force de vie

Traduit de l’Anglais à partir du blog : danzarin.blogspot.com

A force de se balader sur le web et de faire une « surveillance » de la plupart des sites et de la plupart des blogs consacrés au Tango argentin, on finit toujours par trouver des petites merveilles. Je ne résiste pas à l’envie de traduire pour les Français ce que j’ai lu sur un blog en langue anglaise (danzarin.blogspot.com).

Blog du 11 septembre 2007 : Tango comme une force de vie…

« Le Tango n’est pas seulement une danse, mais c’est toute sorte de choses pour moi. C’est une musique, mais pas n’importe quelle musique, car c’est celle qui est capable de raconter une histoire irrésistible en 3 minutes. C’est de la poésie. C’est de l’émotion. C’est une juxtaposition où la simplicité et la complexité sont amoureuses l’une de l’autre …

Le Tango, pour moi, c’est la garde robe, et c’est les chaussures. Le Tango c’est les cheveux, la douche que je prends avant d’aller à la milonga, et celle que je prends en rentrant de la milonga. Le Tango c’est le crayon pour les yeux, et la robe. Le tango c’est le parfum et l’eau de Cologne, le Tango c’est la phéromone.

Pour moi, le tango c’est l’enlacement, assez puissant pour me faire oublier mes soucis et les laisser à l’entrée de la milonga. Grâce au Tango, j’enlace quelqu’un que je ne connais pas, avec l’intention de créer avec lui une connexion intime. Le Tango a le pouvoir d’enlever les couches protectrices, dont on a pris le soin de se revêtir pour nous protéger des mauvais coups de la vie.

A mesure que la musique me débarrasse de ces couches une par une, je réalise combien il est génial de ressentir de nouveau, de respirer, de se relâcher. Plus je suis vulnérable, meilleure est la connexion, plus légers sont les pas, plus jolie est la mélodie, et plus tendre est l’enlacement.

Le Tango c’est les Femmes : les vieilles et les jeunes, parfois irrésistibles, parfois dans l’attente, parfois boudeuses, parfois pleines de vie, parfois séductrices, parfois timides, mais jamais ternes et toujours dramatiques….

Le Tango c’est les Hommes : parfois tendres, parfois pleins de force, parfois sages et parfois enfantins, parfois peu sûrs d’eux mais quand même avec le pouvoir de vous faire sentir en sécurité dans leurs bras. Le Tango, grâce à son enlacement, nous permet, à nous, hommes et femmes de prendre soin les uns des autres.

Le Tango c’est la communauté, ses commérages, ses rivalités, ses jalousies, ses côtés désagréables, mais aussi sa solidarité et sa diversité.

Le Tango a le pouvoir de rendre ma vie plus éclatante. Il me rend plus sensible à chaque chose. En aucun cas, je n’aurais pas pu être dans les bras d’un homme (un parfait inconnu) en sueur. En d’autres circonstances, je ne pense pas que j’aurais pu tolérer de passer des heures dans un endroit mal éclairé, parfois enfumé, carrément humide, au beau milieu d’une foule intense tourbillonnant comme les derviches tourneurs. En d’autres circonstances, j’aurais enlevé mes chaussures à talons beaucoup plus rapidement. Le Tango c’est mon tueur de douleur. Le Tango me donne le pouvoir de repousser mes limites, ou ce que je pensais être mes limites. Il élargit mon horizon. Ce qui me fait me demander si, en fait, ne serait-ce pas parce que j’entre en transe, comme les derviches tourneurs, qui tourbillonnent sans être étourdis ?

Alors, à la fin d’une milonga parfaite, quand je sors dans la rue, les pieds endoloris, assourdie par la musique, le cœur palpitant, j’ai l’impression de respirer de l’air frais pour la première fois. C’est pour cela que je me sens si bien quand je respire l’air frais en hiver. C’est pourquoi je me sens si bien quand je marche dehors après la milonga en été.

La prochaine fois que vous sortirez d’une milonga, demandez-vous pourquoi vous vous sentez aussi bien en ayant aussi mal, en ayant largement dépassé l’heure à laquelle vous vous couchez normalement, en étant déshydraté, en tombant amoureux, ou en étant en état de désamour ?

Quant à moi, si je me sens aussi bien, c’est parce que le Tango est pour moi une force de vie. Et pour vous ? »

Posté par Danzarin.

Extraits des commentaires postés sur le blog de Danzarin :

La nuit blanche : « … Danser le Tango, c’est comme tomber amoureux … »

La Tanguera : « Le Tango pour moi, c’est une représentation de la vie, très crue, très dure, très vivifiante, tant socialement, que physiquement et émotionnellement. »

Tina : « N’est ce pas intéressant de constater que mes pieds peuvent être si douloureux et mon cœur si heureux ? »

Eva : « Je ne pense pas m’être jamais sentie aussi sexy et aussi belle que quand je danse le Tango »

Tangobaby : «  Parfois j’ai l’impression que le Tango c’est ma vraie vie et que tout le reste, ce n’est que des moments entre les instants où je danse. Le Tango rend la vie tellement plus pleine et remplie d’émotions et de sentiments. »

Renouveau du Tango, « Nuevo » Tango, tango-fusion, tango -électro : querelle de terminologie ou refus pur et simple ?

Dans une interview précédente du musicien de Tango Alejandro Schwartz par Fabrice Hatem, nous pouvons lire (je cite A. Schwartz) :

« Nous devons nous appuyer sur le style propre de cette musique et non puiser dans des influences extérieures. Le renouveau ne viendra pas de la pop, du jazz ou de l’électro, mais de musiciens qui connaissent le langage du Tango et qui sont capables, à l’intérieur de celui-ci, d’innover »

Lors de la toute dernière conférence sur le « Nuevo » Tango, Chicho disait :

« Entre Piazzolla et Gotan Project, il n’y a rien !»

Chicho donne ainsi son opinion de danseur et de musicien (aussi musicien, ne l’oublions pas), crédibilisant par ses paroles même l’existence de cette tendance nouvelle et signifiant ainsi qu’il n’y a pas eu de grande innovation marquante entre Piazzolla et Gotan Project. Doit-on comprendre alors que l’innovation actuelle c’est Gotan Project pour Chicho ?

Pour l’un : A. Schwartz, le phénomène Tango-électro n’apporte rien au Tango et ce n’est pas une évolution ni même une innovation ; pour l’autre : Chicho, Gotan Project est représentatif d’un courant actuel de Tango qui mérite qu’on s’y intéresse puisque lui-même danse sur cette musique.

Tout le monde est capable de dire que les musiques Piazzolla et Gotan Project n’ont rien à voir. Pourtant elles font partie tous les deux de l’univers Tango. Alors comment qualifier le style de Piazzolla : moderne, nuevo, contemporain ? Et le style de Gotan Project ? Moderne, Nuevo, contemporain ou plus simplement fusion ? Est-ce un renouveau que ce tango-électro, et si c’est le cas pour ce nouveau style de tango arrivé depuis 5 ou 6 ans, comment pouvons nous le qualifier ?

Tous les êtres humains sont ainsi faits que pour comprendre, étudier, et faire évoluer les choses, ils ont besoin intellectuellement de ranger, classer, étiqueter, cataloguer, catégoriser tout ce qui compose son univers. Quand je vois des oiseaux dans mon jardin, je suis capable de les reconnaître et de dire : c’est un merle, un rouge-gorge, un moineau, une mésange, et quand je ne sais pas je recherche dans un guide. Mais ce sont tous des oiseaux.

Il en est de même pour le Tango : la façon de danser de Tete n’est pas la façon de danser de Chicho, les styles sont très différents. Le fait de refuser de parler de styles me rend perplexe, encore plus perplexe quand le même chicho qui n’aime pas parler de styles mais de tango en général, avoue quelques minutes plus tard que (je le cite) :« le style de Tete est très limité » ! Ce qui n’empêche que Tete et Chicho font du Tango tous les deux.

Le fait de refuser le terme « Nuevo » et de n’accepter que le terme « évolution » me rend tout aussi perplexe. Il faut bien catégoriser et nommer les styles pour savoir de quoi on parle. Dans l’évolution du Tango il y a des  styles, et pourquoi pas nommer un style « Nuevo » ? A chaque période on peut parler de « Nuevo », Piazzolla était très « Nuevo » quand on disait de lui que sa musique n’était pas du Tango, actuellement on peut parler aussi de « Nuevo » pour la nouvelle musique électronique.

Actuellement Piazzolla est étiqueté « avant-garde » en opposition à la vieille garde et à la nouvelle garde. Ensuite vient la période contemporaine. Et maintenant,  c’est-à-dire depuis 1998 – 2000 ?

Que l’on définie le Tango-électro de « tango-fusion » est probablement plus judicieux et plus précis.

Mais pour les danseurs porteurs de cette nouvelle tendance depuis Gustavo Naveira, Fabian Salas, Pablo Veron, puis ensuite Chicho, Sebastian Arce, Pablo Inza, Pablo Tegli, j’en passe et des meilleurs, comment devons-nous qualifier cette façon de danser si le terme « Nuevo » déplait ?

En conclusion, je confierais à la sagacité des lecteurs un lien vers un article mis en ligne sur notre site : Le futur est déjà là!” et sur le web, un article facile à lire en Anglais, qui donne la terminologie et les définitions qui sont universellement acceptées : neotango/info et neotango/overview.

La conférence de Chicho du 30 août 2007 sur le Tango Nuevo

Chicho et la recherche de l’ESSENCE du Tango.

L’association Le Temps du Tango a organisé le 30 août 2007 une conférence sur le Tango « Nuevo », dont l’animateur n’était autre que Chicho lui-même.

Inutile de dire que j’y suis allée en courant, et que je n’ai pas regretté.

Quels étaient les moments forts de cette conférence au combien très sympathique et intéressante, qui comprenait un débat avec les participants ? Voici personnellement ce que j’ai pu en retirer.

Sur le terme « Nuevo » :

Du point de vue de la définition du mot « Nuevo » qui colle à la peau de Chicho, celui-ci pense que ce terme est inhérent au commerce et au marketing. Lui personnellement, préfère le terme de « moderne » ou de « contemporain ». Rien n’est nouveau, véritablement, car depuis les origines du Tango, ce n’est qu’évolution. Du reste il ne comprend pas que des gens apprennent uniquement le Tango « Nuevo », sans connaître tout ce qu’il y a avant. Selon lui, si les gens apprennent uniquement le Tango « Nuevo », c’est que le Tango est mort. Les racines sont extrêmement importantes pour lui car elles sont la base sur laquelle il s’appuie.

Néanmoins il est conscient que ce terme le qualifie lui-même, et même s’il n’est pas d’accord avec ce terme (du reste il regrette que le Tango soit catalogué en « styles » : pour lui, il y a simplement le « Tango » dans son ensemble), il soutient et appuie cette nouvelle tendance. Si les gens disent de lui qu’il fait du Tango « Nuevo », il est bien obligé de l’accepter, mais cela le sectorise et le confine dans une solitude que dans le fond il n’aime pas. « Il est difficile de se rendre compte de cette solitude » dit-il. Le point positif dans cette solitude est qu’il s’en dégage une émotion forte, peut-être même une désespérance (ça c’est moi qui le dit) qui l’oblige à chercher et à trouver au fond de lui-même suffisamment d’énergie et de profondeur d’âme pour danser et exprimer cette émotion.

Sur les débuts de cette tendance :

Datant de 15 ou 20 ans, elle est portée initialement par Gustavo Naveira et Fabian Salas qui sont allés dans leurs recherches au-delà de tout ce qui avait été fait auparavant. Chicho est arrivé alors et a pris part à cette recherche, avec eux. Il cite l’anecdote suivante : Gustavo et Fabian enfermés à « Cochabamba » (pratique à Buenos-Aires) tous les jours pendant 4 ou 5 heures et pendant 5 mois pour leurs recherches, sans aller dans les milongas danser. Il n’y avait que lui, Chicho qui allait danser pendant cette période. Gustavo et Fabian par cette recherche, ont fait évoluer considérablement le Tango.

Sur la musique :

La référence de Chicho, pour la modernité, est Astor Piazzolla qui a changé la musique Tango. Puis il dit que, de Piazzolla à Gotan Project, il n’y a rien. Un trou donc, comme pour les danseurs en Argentine, entre 40 et 60 ans, très peu de danseurs de cet âge.

Il peut danser son tango sur de la musique électronique car c’est une musique nouvelle et actuelle, qui s’accorde bien avec le Tango que l’on dit « Nuevo ». Ce qui ne l’empêche pas de danser sur Di Sarli ou Pugliese, ce qu’il apprécie beaucoup, pour les richesses que cette musique comporte.

Sur « Danser à deux » :

Danser sur la musique électronique pour lui n’enlève pas cette dimension de « danser à deux ». Il faut toujours danser avec son âme, pour sa partenaire, avec passion. C’est ce qu’il exprime : « quand je vais danser, je danse pour ma partenaire, je cherche à l’intérieur de moi, en fonction de la musique et de mon ressenti, quelque chose à lui exprimer pour elle seule » Et encore : « c’est facile de faire des volcadas, colgadas, saccadas mais il est beaucoup plus difficile de trouver en soi l’essence du tango et la parfaite union avec la partenaire. Chicho regrette un peu que l’on ait perdu l’essence du Tango actuellement, car pour lui il devrait y avoir de l’émotion quand on danse et il n’en voit pas. L’émotion et la technique devraient être présents ensemble dans la danse. Il se rappelle que quand il apprenait le Tango (avec Tete entre autre au tout début, mais c’est une autre histoire : « ce style est limité » dit-il) et qu’il allait dans les milongas à Buenos-Aires, il passait un temps fou à regarder les gens danser pour s’imprégner de l’atmosphère des lieux et de la façon de danser des gens. « C’est important de regarder, dit-il, c’est avoir du respect pour la danse, pour pouvoir ensuite entrer sur la piste et avoir une communion non seulement avec la partenaire, mais également avec tout le bal entier ». Du reste il dit qu’aujourd’hui encore, il passe du temps à regarder avant d’entrer sur la piste.

Trouver son propre Tango est également une phrase forte chez Chicho.

Sur la communication homme-femme dans la danse :

Il constate que la communication existe plus aujourd’hui qu’hier où les danseurs, machistes pour la plupart, ne dansaient que pour eux et pour se faire remarquer. Aujourd’hui, les mouvements sont créés plus pour la femme, pour la mettre en évidence, pour la faire danser en définitive. Et quelque part, l’avenir selon lui consisterait à rechercher un équilibre plus juste homme-femme, pour les mouvements.

Il déplore qu’actuellement il y ait une séparation technique / essence du Tango, et dans ses cours il s’efforce de compenser cela en proposant à ses élèves de faire des exercices de communication corporelle, par exemple sans se toucher, sans se voir…..

Conclusion :

Après 10 années passées à Paris et après beaucoup de voyages à travers le monde - ce qui lui fait dire que le Tango est mondial, - Chicho repart en Argentine. Son projet là-bas est d’ouvrir une école de danse, et aussi d’organiser, de participer à des spectacles où des musiciens seraient susceptibles de travailler avec lui. Il pense trouver plus de possibilités de travailler avec des musiciens locaux, car c’est plus facile là-bas qu’ici.

Conclusion bis :

Voici ce qui a été le plus marquant pour moi hier. Importance de ne plus faire de technique pour la technique, trouver en soi ce qui fait que le Tango existe : l’émotion, la communication…même avec cette tendance moderne pour reprendre les termes de Chicho. J’espère n’avoir pas trahi les pensées de Chicho, qu’il m’en excuse si c’est le cas. Et merci pour vos commentaires si quelquefois vous êtes allés aussi à cette conférence.